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Messagepar Feuille de Cristal » 07 Sep 2018 19:54

Coucou Girl' ! ♥
Désolé du petit temps de réponse, j'ai vu les résultats le jour de leur publication mais je rentre tard chez moi le soir, j'ai encore beaucoup de choses à faire & je suis souvent fatiguée donc je préférais attendre le WE pour pouvoir te répondre bien tranquillement :3 j'espère que je ne t'ai pas trop fait attendre !

Tout d'abord je suis très contente que mon dessin te plaise ! J'ai fait quelque chose d'assez simple volontairement, j'avais envie de m'amuser plus qu'autre chose et de rester sur du noir & blanc comme j'aime le faire ^^ je sais que certains n'aiment pas ça et veulent absolument des couleurs partout, donc je suis vraiment ravie que ce style te convienne ! ♥

Ensuite, pour les lots, je t'avoue que je ne sais pas trop quoi faire x) j'ai beaucoup de plushies & de décorations qui prennent la poussière dans mon inventaire et je fais partie de ces personnes qui ne s'en servent jamais, donc je préfère te les laisser ^-^ pour les créatures, j'ai justement terminé ma collection de rangs 5 il y a peu donc si je te prends quelques petits, ils rejoindront les doubles qui prennent la poussière chez moi et que je n'arrive plus à échanger (les membres préfèrent généralement les échanges rang 6 vs 6 x)). Donc c'est peut-être mieux que je te les laisse s'ils peuvent te resservir dans d'autres jeux ou pour d'autres lots ?
Ce n'est pas grave si je n'ai pas de lot du coup, le principal pour moi était de m'amuser et surtout, que cela te plaise ^^ c'est déjà une belle satisfaction ! (d'ailleurs, à propos de l'étoile sur la patte... j'ai toujours le dessin original donc si cela te gêne vraiment, je peux l'ajouter et t’envoyer le nouveau dessin avec les modifications ahah !)
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Messagepar Girlpower » 08 Sep 2018 11:28

Coucou Feuille :)

Merci pour ton honnêteté. Du coup, je t'ai quand même envoyé un petit quelque chose pour te récompenser pour ta participation ;3 Je te remercie également, encore une fois, pour ta participation ♥
Oh, ça serait génial ! Je suis partante, si cela ne te dérange pas, alors :3
Mais par contre, j'aimerais que tu te repose et que tu souffles afin de prendre soin de toi. Après ce que j'ai lu, tu as beaucoup de chose la semaine à faire. Donc essaie quand même de te poser et ne pas te prendre la tête pour des futilités. Dis-toi que ton dessin de base me plaît énormément en lui-même, donc voilà ♥

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Récapitulatifs !

Les résultats de la C1 => Vous pourrez les retrouver en page 20 sur le topic 7 & 8. N'hésitez pas, dès que vous voyez votre tour, de réclamer votre lot ici ! ;D (envoyé)
Les résultats de la C2 => Vous les aurez, normalement, avant dimanche ! :3 Cela laisse donc le temps, à tout le monde, de réclamer les lots pour la C1. ^-^ Comme ça, vous avez également le choix de choisir une créature dont vous aimez bien (en espérant que vous trouviez parmi mes doubles) ! (/en attente/)
Ombre => Akitaka + 3 rang 6 + 3 plushies : Bastille (ma plushie que j'aime trop), Bambi (ma plushie préféré puisque c'est Bambi :p) et la licorne que beaucoup aime ^-^ + 5 décorations : oiseau vert, la tasse fumante blanche, un coeur rose, les glaçons jaunes à côté et un lapin câlin. (envoyés)
Lucine31 => Sun Night + 3 créatures que tu m'as mises l'image (merci) + 3 plushies que tu m'as mise l'image (merci infiniment) + 5 décorations : araignée, citrouille, coquille d'oeuf verte, 1 lapin câlin. Est-ce possible que tu choisisses une décoration différente pour le deuxième lapin, s'il te plaît ? J'essaie que quelqu'un d'autre puissent avoir un lapin, s'il le souhaite ^-^ (envoyés)
LilyBretzel => 3 créatures : Furie, Saphireth et Isis, Bambi + pas de décorations ni de plushies = une créature qu'elle peut se choisir en plus. (envoyés /en attente pour le pack de shop limited/)
Paola44 => 2 créatures : 2 destrinos + 3 plushies : le lunaris, le pain d'épice, le chat de pâques, 5 décorations : potion magique, happy birthday en banderole, couronne, chauve-souris, galette des rois. (envoyés)
Reinechat :3 => 5 créatures rang 5 : djaalin, deereindir, stou et minou halloween et destrinos indien + 3 plushies de la boutique : 3 stoux + 2 décorations : 1 citrouilles et une chauve-souris (envoyés)
Mykah => 5 créatures rang 5 : 2 flamiris 2010, un destrinos violet (d'aqua), un flamiris de neige (d'infer) et un lunaris 2011 (de rena) + 5 décorations (2 plushies échangés en déco) : banderole rose d'anniv, 1 étoile jaune, 1 fiole, 1 objet en rapport avec la fiole et un objet de noël (envoyés)
Gothie => 5 créatures rang 5 : destrinos halloween, bat cat (rena), oryal, stou st-va, stou halloween + 2 plushies : 2 flamiris + 3 décorations : citrouille, chauve-souris, lapin bleu (envoyés)
Aradianne => 3 plushies : 2 lulu et 1 destri + 5 créatures : destrinos marron, lulu 2011, destrinos arc-en-ciel, flamiris jaune, neptulys + 2 décorations : une barrière et un lapin câlin (envoyés)
Feuille de Crystal => Refus de ces lots, envoie d'un petit quelque chose (envoyé)
Lilie94 => 3 créatures rang 4 : 2 stou et un destrinos + 1 plushie : lulu (envoyé)

SayukiChan et Mikiosca vous pouvez venir chercher vos lots :D
Vous avez jusqu'à mercredi prochain pour venir chercher vos lots. ^-^
Si vous dépassez malheureusement le délai, j'ajouterez les résultats de la catégorie 2 (jeudi) en ne revenant plus aux lots de la première catégorie. Je suis désolée, mais des joueurs attendent les résultats de la deuxième partie.. Mais sans avoir fournit tous les lots, ici, je ne peux pas poursuivre.. :/
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Messagepar lilie94 » 08 Sep 2018 11:34

Coucou,
Serait-il possible d'avoir ces trois créatures Image Image Image
Et pour la plushie j'aimerai bien avoir Image

Merci de ton commentaire qui va m'aider à m'améliorer je l'espère :)
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Messagepar Girlpower » 10 Sep 2018 12:44

Mikiosca a écrit:Coucou!
Merci beaucoup pour ton message! :D
Je voudrais si possible:
https://gothicat-world.com/creatures/detail/7299867
https://gothicat-world.com/creatures/detail/3611611
https://gothicat-world.com/creatures/detail/7005620
Et pour la plushie je voudrais:
https://gothicat-world.com/images/desig ... ep2014.png
S'il te plaît :)
Bonne journée à toi également =^-^=

Coucou :) Je t'envoie ça immédiatement ! ^-^

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Récapitulatifs !

Les résultats de la C1 => Vous pourrez les retrouver en page 20 sur le topic 7 & 8. N'hésitez pas, dès que vous voyez votre tour, de réclamer votre lot ici ! ;D (envoyé)
Les résultats de la C2 => Vous les aurez, normalement, avant dimanche ! :3 Cela laisse donc le temps, à tout le monde, de réclamer les lots pour la C1. ^-^ Comme ça, vous avez également le choix de choisir une créature dont vous aimez bien (en espérant que vous trouviez parmi mes doubles) ! (/en attente/)
Ombre => Akitaka + 3 rang 6 + 3 plushies : Bastille (ma plushie que j'aime trop), Bambi (ma plushie préféré puisque c'est Bambi :p) et la licorne que beaucoup aime ^-^ + 5 décorations : oiseau vert, la tasse fumante blanche, un coeur rose, les glaçons jaunes à côté et un lapin câlin. (envoyés)
Lucine31 => Sun Night + 3 créatures que tu m'as mises l'image (merci) + 3 plushies que tu m'as mise l'image (merci infiniment) + 5 décorations : araignée, citrouille, coquille d'oeuf verte, 1 lapin câlin. Est-ce possible que tu choisisses une décoration différente pour le deuxième lapin, s'il te plaît ? J'essaie que quelqu'un d'autre puissent avoir un lapin, s'il le souhaite ^-^ (envoyés)
LilyBretzel => 3 créatures : Furie, Saphireth et Isis, Bambi + pas de décorations ni de plushies = une créature qu'elle peut se choisir en plus. (envoyés /en attente pour le pack de shop limited/)
Paola44 => 2 créatures : 2 destrinos + 3 plushies : le lunaris, le pain d'épice, le chat de pâques, 5 décorations : potion magique, happy birthday en banderole, couronne, chauve-souris, galette des rois. (envoyés)
Reinechat :3 => 5 créatures rang 5 : djaalin, deereindir, stou et minou halloween et destrinos indien + 3 plushies de la boutique : 3 stoux + 2 décorations : 1 citrouilles et une chauve-souris (envoyés)
Mykah => 5 créatures rang 5 : 2 flamiris 2010, un destrinos violet (d'aqua), un flamiris de neige (d'infer) et un lunaris 2011 (de rena) + 5 décorations (2 plushies échangés en déco) : banderole rose d'anniv, 1 étoile jaune, 1 fiole, 1 objet en rapport avec la fiole et un objet de noël (envoyés)
Gothie => 5 créatures rang 5 : destrinos halloween, bat cat (rena), oryal, stou st-va, stou halloween + 2 plushies : 2 flamiris + 3 décorations : citrouille, chauve-souris, lapin bleu (envoyés)
Aradianne => 3 plushies : 2 lulu et 1 destri + 5 créatures : destrinos marron, lulu 2011, destrinos arc-en-ciel, flamiris jaune, neptulys + 2 décorations : une barrière et un lapin câlin (envoyés)
Feuille de Crystal => Refus de ces lots, envoie d'un petit quelque chose (envoyé)
Lilie94 => 3 créatures rang 4 : 2 stou et un destrinos + 1 plushie : lulu (envoyé)
Mikiosca => 3 créatures rang 4 : 1 flami, 1 destri, 1 snott + 1 plushie : 1 minou musique (envoyé)

SayukiChan tu peux venir chercher tes lots :D
=> mp envoyé
Tu as jusqu'à mercredi prochain pour venir chercher tes lots. ^-^
Si vous dépassez malheureusement le délai, j'ajouterez les résultats de la catégorie 2 (jeudi) en ne revenant plus aux lots de la première catégorie. Je suis désolée, mais des joueurs attendent les résultats de la deuxième partie.. Mais sans avoir fournit tous les lots, ici, je ne peux pas poursuivre.. :/
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Messagepar Noeliya » 12 Sep 2018 16:13

coucou girl's ;)
juste un petit mp pour prevenir de mon changement de pseudo <3
voila ;) a tres vite <3 j'espere que tout va bien pour la lecture et classement du concours 2 et que ta vie irl va bien <3
Je cherche ce petit
'ai des créatures qui ne sont pas dans mes doubles MP moi <3

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Messagepar Girlpower » 12 Sep 2018 16:28

Noeliya a écrit:coucou girl's ;)
juste un petit mp pour prevenir de mon changement de pseudo <3
voila ;) a tres vite <3 j'espere que tout va bien pour la lecture et classement du concours 2 et que ta vie irl va bien <3

Coucou Lucine, maintenant devenue Noeliya ! :D
Oui, je viens à l’instant de voir ça (en lisant les 4 dernières histoires de Gothie) ! ^-^
C'est gentil de me prévenir ! D'ailleurs, jolie même trop jolie pseudo ! J'aime beaucoup, sincèrement !
A très vite, demain sûrement, pour l'affiche des résultats pour la dernière catégorie dans ce concours ! :3
Bisous
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Messagepar Girlpower » 13 Sep 2018 22:34

Les résultats :

Ombre (Catégorie 2) = 1ère place
J’ai trop aimé ta sublime histoire concernant Silver ! Elle est vraiment trop belle, au point où j’ai exprimé mon émotion en disant : « Hanw… », avec les yeux attendris. J’ai tellement eu peur qu’il décède, que je suis rassurée et touchée par la conclusion de ta participation ! Je suis vraiment heureuse que mon destrinos l’ait sauvé et que tout se termine bien pour eux deux.
Pour Liliana, Hava et Malwene, je trouve l’histoire très bien construite et réaliste avec une certaine morale que j’ai perçue à la fin. Hava est très gourmande, peut-être un peu trop ? Ne dit-on pas que la gourmandise est un vilain défaut ? Ici, les trois sœurs vont en vivre les frais. Même si, malgré tout, tout se termine bien pour elles. J’ai tellement craqué quand j’ai lu que Liliana aime secrètement Iren ! Je reconnais avoir également eu peur de lire la fin ; mais finalement, je ne suis aucunement déçue.
=> Je trouve que les gens ont beaucoup de difficultés à accepter la différence dans le monde (ils ont une certaine peur de l’inconnu, car ils ne sont soit pas habitués ou soit ils ont du mal à l’accepter pour une raison personnelle), que de voir une personne qui l’accepte : cela la rend sublime intérieurement qu’extérieurement.
Tu as incroyablement bien décrit la gourmandise d’Hava, l’intelligence et la maturité de Liliana ainsi que le côté charmeur et libre de Malwene.
Je te remercie énormément pour l’histoire de Silver et les trois histoires de mes chats. Tu as très bien compris l’idée que je me faisais d’elles, et tu as bien su jouer avec les caractères ainsi que de la personnalité de chacune. Donc merci infiniment pour toute l’émotion que j’ai pu ressentir en la lisant.
Les lots => 1 pack de shop limited actuel ou futur + 3 fond au choix de la boutique + 2 créatures au choix échangeable
Spoiler: show
SILVER

La pureté d’un rayon de lune incarné…

Il est une légende méconnue en Gothicat. Celle de l’incarnation de la Lune. Il est dit que, à chaque fois qu’un Rayon meurt, il s’incarne dans l’embryon d’une créature enceinte de Gothicat. Celle-ci est alors du blanc le plus pur à sa naissance, pour les caractéristiques physiques. Mais la puissance de cette légende est qu’il est dit que cette créature est la pureté. Elle ne peut pas être infectée par la maladie, peut détecter le moindre mensonge et rend meilleurs les gens qui l’entourent.
Silver est née Rayon de Lune. Sa mère avait à l’origine prévu de l’appeler Ambre, mais en voyant sa robe immaculée à la naissance, le nom a changé naturellement. Elle ne connaissait pas cette légende qui venait de toucher sa fille. Elle s’est posé quelques questions, en la voyant si différente d’elle, mais déjà, la magie de la Lune opérait et la mère a vite oublié la différence physique de sa fille pour l’aimer de tout son cœur.
Lorsque Silver est allée en cours, quelques garnements ont voulu l’embêter en disant qu’elle avait été adoptée, que personne ne l’aimait réellement puisqu’elle avait été abandonnée, ou d’autres horreurs. Mais la Destrinos savait que c’était faux, elle les regardait avec douceur pour leur dire « je sais bien que ça n’est pas la vérité. Connaissez-vous ce problème personnellement ? » et la délicatesse de sa voix abattait les murailles établies par les gens qui s’attaquaient à elle. Là était son pouvoir. De même, en hiver, elle évoluait parmi ceux atteints de la grippe sans attraper le moindre rhume.
Silver avait tout pour être heureuse, n’est-ce pas ? C’est ce que vous pensez. Elle n’avait aucun ami. Comment faire, puisque chaque personne qu’elle rencontrait ne pouvait lui cacher quoi que ce soit ? Et elle sentait une fibre romantique s’éveiller en elle, mais ne pourrait jamais prétendre à une quelconque aventure, il n’existait aucune créature dans son entourage qui soit prête à ne jamais lui mentir.
Jusqu’à ce qu’elle rencontre Osmium. C’était également un Destrinos, mais bleu avec de jolis motifs torsadés. Et, à vrai dire, il ne l’appréciait guère, au début. Trop sage, trop propre, trop… Rayon de Lune. Elle ne parlait pas de sa bénédiction, mais elle la différenciait beaucoup des autres. Et, instinctivement, Osmium n’appréciait guère cet aspect de Silver. A contrario, la jeune Destrinos était fasciné par lui. Elle ne savait comment l’expliquer, il n’avait rien de particulier. Mais elle recherchait son amitié, tout en essayant de ne pas trop le déranger. Elle voyait le mépris dans son regard mais les rares fois où ils avaient eu l’occasion de discuter, elle avait trouvé cela enrichissant. Et, une fois, en classe, ils avaient eu l’occasion de débattre ; elle avait alors observé l’ingéniosité pointue dont il avait fait preuve. Elle l’admirait, alors qu’elle n’y voyait aucune raison et lui la maintenait à distance comme il le pouvait.
Seulement, un jour, Silver apprit qu’Osmium était tombé malade. Non concernée, elle ne s’était guère préoccupée de la dernière épidémie due à la froideur de l’hiver. Elle s’était assurée que sa famille fasse attention à son hygiène, comme d’habitude, puis était allée donner un coup de sabot à l’hôpital. Elle avait pris cette habitude assez jeune, quand elle avait compris qu’elle était immunisée. Elle aimait bien l’idée d’utiliser ce don pour aider son prochain, mais surtout, elle espérait sauver des infirmiers en prenant à sa charge les patients infectieux. Et un jour qu’elle faisait sa tournée, elle était tombée sur le Destrinos bleuté. Elle avait senti son cœur faire un petit bon de surprise avant de s’approcher. Il était dans un demi-sommeil, un peu de sueur coulait sur son front et elle se demanda si elle pouvait l’aider. Hésitante, elle appliqua un linge humide et sursauta violemment lorsqu’il ouvrit les yeux sous l’effet du contact. Mais il n’eut, pour la première fois, pas ce regard dur qu’il lui réservait. La maladie l’adoucissait.
- Bonjour, Osmium, est-ce que je peux faire quelque chose pour toi ? Un peu d’eau peut-être ?
Elle s’était exécutée lorsqu’il avait acquiescé. Elle l’avait aidé à boire, sans trop oser le toucher, de peur de le déranger et d’être rejetée. Mais il n’avait pas protesté. Elle était restée un moment, pour lui tenir compagnie, dans un silence désagréable.
- Est-ce que tu souhaites que je te laisse seul ?
Il avait laissé un petit silence qu’elle avait pris comme un assentiment. Elle s’était alors redressée pour partir.
- Pourquoi es-tu venue m’aider ? Je t’ai toujours méprisée pourtant.
Elle fut un peu surprise qu’il l’admette ainsi, mais ne se déroba pas pour autant. Il y avait de la gentillesse dans sa voix et une certaine dose de compréhension lorsqu’elle répondit :
- Je ne peux en vouloir à personne de ne m’accepter. Et tu es bien l’un des rares à être toujours resté fidèle à toi-même. En outre, je pense que tu es quelqu’un d’intelligent et que tu ne seras pas injuste non plus.
- Ca n’est pas tout à fait vrai, tu n’as pas mérité les traitements que tu as subis.
Il était au courant ? Elle avait toujours pu le garder pour elle puisque les insultes étaient restées secrètes. Elle détourna un peu le regard, ne sachant pas quoi répondre.
- Je suis le premier à reconnaître que, même si tu es différente et qu’une part de moi ne l’accepte pas, tu as toujours été généreuse et bonne. Je t’ai déjà vue l’an dernier, tu aidais déjà à l’hôpital.
Elle lui lança un regard interrogateur.
- Je ne t’ai pas vu, tu étais malade ?
Il détourna les yeux, visiblement, elle avait trouvé sa faiblesse. Mais il ne se déroba pas.
- Je suis né malade. Je passe la moitié de l’hiver à l’hôpital parce que mes symptômes s’aggravent avec le froid. Cette année, il y a tellement de créatures touchées que je n’ai pas eu une chambre seul, mais je te voyais passer dans les couloirs.
Elle hocha la tête, surprise et un peu gênée. Elle se sentait observée. Devait-elle le laisser – il ne semblait pas tout à fait lui-même, elle ne voulait pas le fatiguer ni abuser de sa maladie – ou bien profiter de l’occasion et en apprendre un peu sur lui ? La tentation l’emporta.
- Alors pourquoi te comportais-tu ainsi ?
Il sembla embêté. Pourtant, il ne pouvait que sentir la question venir.
- Je suppose que je t’en veux, tu as la chance de pouvoir faire ce que tu veux, et même d’aider à l’hôpital, tandis que je mourrai d’ici quelques années. Tu as la force que j’aimerais posséder.
Elle réalisa à cet exact moment pourquoi Osmium avait toujours exercé sur elle une étrange fascination. C’était la seule et unique créature à ne jamais lui avoir menti. Elle n’avait à aucun moment senti ce frisson désagréable qui lui indiquait que les paroles prononcées étaient un mensonge. Elle reconsidéra en un éclair toute leur relation. Elle voulait s’en faire un ami, parce qu’il était le seul à faire preuve d’honnêteté envers elle et lui la détestait parce qu’il l’enviait. Le monde était bien cruel.
- Je suis désolée, souffla-t-elle.
Puis elle se redressa et s’éloigna. Il ne la rappela pas.
Quelques jours plus tard, elle fut envoyée non loin de lui, alors qu’elle avait soigneusement évité cette zone, gênée et ne sachant comment se comporter. Mais elle découvrit qu’il n’était plus là. Lorsqu’elle posa la question, on lui expliqua que son état s’était aggravé et qu’il avait été déplacé en chambre seule, plutôt qu’en dortoir commun. Elle se sentit mal. Elle portait sur elle tant de germes, qui ne la touchaient pas, elle était sûrement à l’origine de cette rechute.
Le malaise ne la quitta pas, de toute la journée. En fait, cela la dérangeait tellement qu’elle en rêva. Et obtint enfin quelques réponses sur cette bénédiction.
La lune était si grande, elle occupait la moitié du ciel. Elle semblait sur le point de s’écraser sur Gothicat, mais nulle crainte n’habitait Silver. Triste, elle regardait sa fin avec quiétude, soulagement. Mais au dernier moment, alors que la puissance de cette planète couchait les troncs des arbres et que les rivières environnantes devenaient folles sous l’effet de l’attraction, la Lune s’incarna.
Une flamme éthérée, une lumière informe, elle ne savait comment décrire cette apparition. Mais elle restait sereine. L’esprit s’approcha, sans le moindre son ni courant d’air et se pencha vers elle, entrant en contact avec son front, dans un toucher délicat, presque imperceptible. Elle sentit une forme d’énergie lui traverser le corps, contractant ses muscles, enflammant son sang. Son souffle s’accéléra, comme si elle fournissait un effort physique énorme, alors qu’elle n’avait toujours pas esquissé le moindre mouvement.
Lorsque la forme s’écarta, elle sentit des mots, des pensées qui n’étaient pas les siennes, lui traverser l’esprit. Elle s’efforça de les saisir au vol, de les formuler pour ne pas oublier, devinant leur importance. Tu peux partager ton don, disait-elle.
Elle s’éveilla d’un coup. Les mots flottaient encore en elle. Tu peux partager ton don. Elle se prépara rapidement, distraite et alla déjeuner. Il était tôt, mais elle n’en avait cure. Tu peux partager ton don. Pouvait-elle faire quelque chose pour aider Osmium ? Cette pensée folle faisait battre son cœur d’un espoir inimaginable. Tu peux partager ton don. Elle se mit en route pour l’hôpital, profitant de son statut de bénévole pour entrer dans le bâtiment alors que les visites n’étaient pas encore ouvertes. Elle s’approcha de la chambre qu’on lui avait désignée comme étant celle du Destrinos.
Tu peux partager ton don.
Elle allait essayer. Elle s’approcha, détaillant la pâleur de son teint et la faiblesse de son souffle. Visiblement, il ne survivrait pas longtemps, quelques jours peut-être. Elle chassa la culpabilité qui revenait au galop, s’approchant plus près encore. Comme si elle voulait qu’il rouvre les yeux et la surprenne, comme lors de leur dernière discussion, elle posa un linge sur son front, essuyant la sueur qui perlait. Mais il ne bougea pas d’un cil. Devait-elle tenter le tout pour le tout ? Et s’il ne se passait rien, qu’elle ne faisait pas les choses correctement ? Il fallait peut-être bénéficier de la lumière de la lune ? Ou bien il y avait un rituel, des herbes ou des pierres à collecter ? Elle n’avait pas le temps, il était mal. Elle allait le faire.
- N’aie pas peur, murmura-t-elle.
- Je ne t’en veux pas.
Elle sursauta. Il ne lui parlait pas, n’est-ce pas ? Il n’était pas réveillé. Délirait-il ? Avait-il senti la culpabilité lui enserrer les entrailles ?
- Silver…
Et voilà qu’elle hésitait. Et si elle le tuait ? Cette pensée, plus forte que les autres la retenait plus efficacement que n’importe quel rejet. Il n’avait pas ouvert les yeux.
Tu peux partager ton don.
Cette pensée n’était pas la sienne. Sans même sentir qu’elle bougeait, elle prit appui sur le matelas sur lequel gisait le malade et posa son front sur le sien. Elle sentit aussitôt la connexion s’établir, tandis qu’elle espérait de toute son âme le sauver. Elle sentit le flux d’énergie s’échapper de son corps, violent et doux, puissant et délicat. C’était une sensation très différente de celle de son rêve.
Elle ne savait pas combien de temps elle resta ainsi, mais lorsqu’elle se redressa, suivant son instinct, elle sentit des fourmillements dans ses antérieurs, elle était restée longtemps dans cette position. Anxieuse, elle se recula, rendant son espace vital à Osmium. Puis elle se rendit compte qu’il ne bougeait plus. Il n’y avait aucun souffle pour soulever légèrement son échine et faire frémir les poils de ses naseaux. Les larmes lui montèrent. Le patient était devenu plus pâle encore, d’un bleu qui ne présageait rien de bon. Elle l’avait tué n’est-ce pas ? Elle l’avait tué.
Il se redressa d’un bon. Elle laissa échapper un cri.
- Silver !
- Oui ? Quoi ?
Elle se sentait perdue.
- Je me sens bien. Qu’est-ce que tu as fait ?
- Attends, ne te lève pas ! Elle le força à se rallonger et expliqua, je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé. Je crois que j’ai partagé mon don avec toi.
- Pardon ?
- J’ai fait un rêve étrange, alors j’ai suivi mon instinct et les conseils de ce rêve. Je n’avais rien à perdre, tu étais mourant et c’était de ma faute.
Il lui lança un regard curieux, comme s’il peinait à la croire. Elle réalisa alors qu’il était toujours très pâle, d’un bleu-gris au lieu de la teinte profonde de sa robe habituelle.
- Je crois que tu es également un Rayon de Lune, désormais. J’ai partagé ma capacité à ne pas être affectée par la moindre maladie avec toi, c’était le seul moyen pour te sauver.
Il sembla choqué, perdu, surprise. Ils discutèrent ainsi un moment, elle tentait maladroitement de répondre à toutes ses questions, même lorsqu’il les posait plusieurs fois. Puis il eut une étrange remarque.
- Je ne parvenais pas à mettre le point sur ce qui me dérangeait… Tes yeux. Ils sont bleus.
Curieuse, elle se leva pour aller regarder dans une vitre et découvrit que, pour la première fois, elle possédait une tache de couleur. Cela la mit en joie. Ils réfléchirent qu’elle avait dû obtenir cela, comme si elle les avait échangés avec Osmium, lors du partage. En effet, ses yeux à lui étaient d’un argent pur.
Le temps passa, Osmium se rétablit parfaitement. Il n’en revenait pas de tout ce que ce don lui offrait comme possibilités. Silver ne protesta pas lorsqu’il partit en voyage, des mois durant, sans lui envoyer la moindre lettre. Mais lorsqu’il revint et lui dit qu’il avait eu envie de passer sa vie à ses côtés, son cœur s’ouvrir purement et simplement et ils ne se quittèrent plus.

Spoiler: show
Hava, Malwene, Liliana

Mon nom est Malwene. Je suis l’aînée des sœurs Caldera. Et pour protéger Hava, je me suis fiancée.
Mon nom est Liliana. Je suis la cadette des sœurs Caldera. Et même si mes sœurs l’ignorent, je suis la seule à pouvoir résoudre le problème.
Mon nom est Hava. Je suis la benjamine des sœurs Caldera. Et pour rétablir la situation, je suis prête à me sacrifier.

MALWENE

J’ai beau être l’aînée, je ne suis pas toujours l’exemple qu’il me faudrait être. Alors, à la place, je suis protectrice, sévère et je surveille mes sœurs. Mais je ne peux m’empêcher de rechercher l’admiration des autres, principalement des mâles. Je n’ai jamais pu m’entendre avec les femelles aussi, mes sœurs mises à part.
J’ai aussi toujours aimé les soirées mondaines auxquelles nous sommes conviées, toutes les trois. J’y retrouve tous mes amis et nous passons la soirée à rire, jouer à des jeux divers et profiter de l’instant présent. Je sais bien que je suis la seule qui m’y amuse un tant soit peu et pourtant, je ne les louperais pour rien au monde. J’ai besoin de ces moments où je me sens spéciale et j’aime cette sensation de voir mes amis m’écouter et m’admirer. J’ai déjà eu des aventures avec plusieurs d’entre eux, qui n’ont jamais été sérieuses et encore moins ébruitées. Ce qui fait que ça n’a jamais terni notre groupe.
Et pourtant, ça n’est pas moi qui ait mis notre famille dans une situation inextricable, mais Hana. Un matin, je venais à peine de finir mon petit-déjeuner et m’étais attelée à la lecture du courrier lorsqu’une lettre un peu plus luxueuse que les autres, attira mon attention. Je reconnus le cachet des Dom Valignan et appréciais la qualité du papier avant d’en entamer la lecture, une pointe d’appréhension enserrant mon cœur.

Mademoiselle Malwene Caldera,
Je suis navrée de ne point commencer par les formules de mondanités habituelles, j’ai là à traiter d’un sujet des plus sensibles avec vous et j’espère que vous saurez me le pardonner.
Votre plus jeune sœur, Hana Caldera, s’est liée avec l’un de nos fils, Erwen. Nous ne savons pas la profondeur de la relation qu’ils ont établie, mais elle ne peut qu’être d’ordre affectif. Cependant, Erwen est fiancé depuis son plus jeune âge à Lady Efanna del Vila, que vous connaissez assurément par ses innombrables qualités et la renommée de sa famille. Aussi comprenez-vous, je l’espère, que nous ayons vécu cette relation comme un affront.
Cependant, nous avons trouvé une solution que vous ne pourrez trouver qu’idéale. Pour étouffer l’affaire, nous souhaitons unir nos familles. Erwen étant fiancé et votre sœur un peu jeune pour le mariage, nous avons songé que vous seriez ravie de vous fiancer avec notre fils aîné, Iren Don Valignan. Je me permets de vous signaler que votre réputation n’en serait qu’améliorée par l’union à notre famille et votre prestige redoré. Peut-être avez-vous entendu parler de ceux qui pensent que, à votre âge, vous devriez déjà être mariée ?
Aussi nous proposons-vous de venir ce Vendredi prendre le thé, pour prendre les premières dispositions qui s’imposent afin de rendre officielle cette alliance.
Je vous souhaite une belle journée,
Lady Dom Valignan

Je me figeais. Le mot « fiancée » dansait devant mes yeux et mon sang s’était gelé. Iren… C’était leur fils handicapé ! Celui que tous traitaient avec distance et gêne en faisant semblant de l’apprécier parce qu’il était d’une haute famille, alors même qu’il ne pouvait se déplacer seul. Et je savais bien qu’ils peinaient à lui trouver une situation. La bourde d’Hana venait de leur offrir une occasion en or. Je n’avais pas le droit de refuser, même si tout mon être abhorrait d’avance cette situation.
Hana. Mon sang ne fit qu’un tour dans mes veines et je montais les escaliers huit à huit, la lettre dans la gueule, pour aller lui dire deux mots. Elle sembla perdue, interloquée. Peut-être cet imbécile d’Erwen s’était joué d’elle et ne lui avait même pas dit qu’il n’était pas disponible ? Peut-être aimait-il jouer avec les jeunes créatures innocentes ? En tout cas, Hana venait de me condamner à un sort pire que la mort, à mes yeux. Être enchaînée toute ma vie, un boulet au pied, sans jamais plus pouvoir jouer de mes charmes… Quoique… Est-ce que ça n’était pas au contraire une situation intéressante ? Non, je voulais rencontrer un jour la créature de ma vie et l’épouser. Je ne parviendrais pas à me berner moi-même. Remettant mes tâches à plus tard, j’allais m’enfermer dans ma chambre pour être seule.
Il me fallut une bonne heure pour me remettre de mes émotions et descendre déjeuner. Hana était déjà là, comme d’habitude, son regard me fuyait. Liliana m’accueillit avec un doux sourire qui signalait qu’elle ne savait rien. Avant de commencer le repas, je m’adressais à elle et lui expliquais :
- Je suis fiancée. Grâce à Hana ici présente, les Dom Valignan ont décidé d’allier nos familles et je vais épouser leur fils ainé, Iren.
Liliana, pourtant toujours calme et distinguée, en resta gueule bée. Je savais qu’elle ne s’y attendait pas, je n’étais pas prête pour le mariage. Voir ma sœur aussi surprise et choquée que je l’avais été me mit un peu de baume au cœur.
- Je vais chez eux Vendredi et cela sera officialisé à ce moment-là.
Liliana eut alors une réaction qui me surprit. Elle se leva sans mot dire, sans même un « je suis désolée pour toi, Malwene » et s’en alla. Hana murmura qu’elle allait déjeuner dans sa chambre et je mangeais alors seule, interloquée par cette attitude. Liliana était si calme, si effacée ! Quelle mouche l’avait piquée ?
La semaine s’écoula étrangement. Par instant, le temps s’étirait, se languissait et la moindre seconde me semblait éternelle. Puis il filait et le temps de liberté qu’il me restait me semblait minuscule. Je n’avais envoyé qu’une lettre, neutre, d’acceptation et ils m’avaient alors demandé de venir avec mes deux sœurs, ce que je n’avais pas refusé. Les avoir à mes côtés, même l’horripilante Hana, me donnerait la force d’affronter cette épreuve.
Lorsque vendredi arriva, j’avais accepté mon sort. J’avais choisi la tenue la plus élégante de ma garde-robe, des teintes chaudes qui me donnaient du courage. J’avais prévenu Liliana, un peu au dernier moment, puis Hana, qui n’avait pas semblé réagir. Toutes les trois, nous nous sommes réunies devant la porte d’entrée avant de faire le chemin, à pattes, jusqu’à la demeure des Dom Valignan. En jeunes créatures de qualité, nous aurions dû arriver en voiture, mais nous n’avions pas les moyens pour cela et j’avais toujours aimé la marche.
En nous présentant à l’entrée, j’avais la sensation de flotter. Je ne notais même pas le regard flatteur mais discret du valet qui nous ouvrit, pas plus que je n’écoutais ce que l’on me disait. Ce fut Hana qui prit la tête de notre famille pour nous mener dans le grand salon où nous attendait la famille entière. Lord et Lady Dom Valignan, Iren, Erwen et leur dernier frère dont je n’avais quasiment jamais entendu parler. Nous saluâmes à l’entrée et Lady nous fit signe de nous installer face à eux, dans un sofa de qualité. Puis elle prit la parole.
- Bienvenue, demoiselles Caldera. Je pense que vous connaissez toutes trois la situation actuelle, mais si vous souhaitez poser des questions, allez-y.
Comme seul le silence lui répondait, elle poursuivit, ferme :
- Très bien. Demoiselle Malwene, je vais tout d’abord m’entretenir avec votre sœur, Hana, au sujet d’une faveur qu’elle nous a demandé, si vous voulez bien, avec votre sœur, quitter la pièce, je vous ferai appeler.
J’obéis, servile. Je n’étais plus moi-même, sinon cette demande m’aurais surprise. Que voulait Lady à ma sœur ? Mais je m’en moquais. Ma vie allait se terminer. Je ne vis même pas le temps passer puis on nous rappela à l’intérieur. Lady rouvrit la discussion sur ces mots :
- Bien. Je consens à libérer Demoiselle Malwene de son engagement.
Je sentis quelque chose se briser en moi. Je ne pleurais jamais mais je dus retenir mes larmes, choquée. J’allais retrouver ma liberté ? Comme cela était-il possible ? Par quel miracle ? Je tentais de rationnaliser :
- Qu’attendez-vous de nous en retour ?
Lady Dom Valignan fit un geste pour mettre ma question de côté et revint à ce qu’elle allait dire.
- Cependant, j’accepte de revenir sur ma décision, mais cela ne répare pas l’affront qui nous a été fait.
Ah oui, je me disais aussi. C’était trop beau pour être vrai. Une voix pure me coupa dans mon renfrognement.
- S’il est d’accord, c’est moi qui épouserai votre fils.
Visiblement, j’avais encore des surprises qui m’attendaient. A quel jeu jouait Liliana, qui venait de prendre la parole ? Elle ne savait pas que c’était la mort de s’encombrer d’un infirme pour la vie ? Je me demandais l’espace d’un instant si je préférais perdre ma vie pour sauver ma sœur ou bien la laisser embrasser ce destin pour me sauver moi. Et découvris avec horreur que j’hésitais. Je savais que ma sœur ne serait pas heureuse de me laisser vivre avec une créature que je n’avais choisi, je savais qu’elle souffrirait moins de cette vie que moi. Et pourtant, je me refusais à lui imposer un fardeau que je devais prendre pour moi.
Lady Dom Valignan mit fin à mon dilemme interne.
- Vraiment ? Est-ce que ceci te convient Iren ?
Je voulus protester. Je me sentis muette. Je n’arrivais pas à faire le moindre geste, à prononcer le moindre mot pour stopper la marche des choses. Ma sœur allait se sacrifier et je n’aurais rien fait pour l’en empêcher.
- Parfaitement, mère.
Il fit mine de s’avancer, n’y parvint pas. Si j’acceptais de l’épouser, ça serait mon rôle que de l’aider. Mais, à ma grande surprise, Liliana se leva et alla s’en charger. J’étais statufiée. Elle acceptait déjà ce destin qui n’était pas le sien, seulement pour me sauver. C’était un cauchemar, j’allais me réveiller, n’est-ce pas ?
- Je ne pensais pas un jour rencontrer de créature qui saurait m’accepter, mais la vérité est telle que vous ne savez rien de moi mère. Liliana et moi nous aimons.
Les mots me parvinrent avec difficulté. Que venait-il de dire ? Tentait-il de mentir à sa mère car il me détestait trop et préférait la douce et manipulable Liliana comme femelle ?
- Je souhaite l’épouser de tout mon cœur et je me suis senti démuni lorsque vous m’avez demandé d’épouser sa sœur. Je ne savais que faire. Mais ce mariage-ci me remplira de bonheur, mère, je vous en prie, acceptez-le.
Non, non, ça n’était pas possible. Ma sœur, la belle, la délicate, l’adorable Liliana avec ce… Cet… Infirme ?
- Iren, mon fils. Tu sais que personne ne peut t’aimer n’est-ce pas ? Personne ne voudrait s’encombrer d’un infirme.
Vous avez tort, milady, ma sœur le fera pour moi.
- Si, milady, moi.
La voix de Liliana me ramena sur terre. Il n’y avait aucune crainte, aucune anxiété. Et pendant une seconde, je me demandais si ma sœur était à ce point une inconnue pour moi pour qu’il soit possible qu’elle aime effectivement Iren. Et que je n’en sache strictement rien. Ce fut Lord Dom Valignan qui mit un point final à l’affaire.
- Eh bien, voici une nouvelle inattendue. Mais, si ma femme n’a rien à redire, je n’ai aucune opposition à ce mariage. Nous unissons nos familles pour éviter un drame face à l’amitié de nos plus jeunes et nous évitons de faire souffrir nos enfants contre leur gré. Voilà un beau dénouement.
Je ne pouvais qu’être d’accord. J’étais libre ? C’était incroyable. Je m’étais faite un sang d’encre, cherchant à accepter une situation que je ne voulais pas, pour rien. Et à présent, je pouvais de nouveau aller retrouver mes amis, chercher la créature qui me donnerait envie de m’installer, plutôt que de me forcer avec quelqu’un que je n’avais pas choisi. C’était incroyable. Mais, visiblement, la vie que je menais n’était pas finie et me réservait son lot de surprises.

LILIANA

Je me suis toujours demandé si mes sœurs réalisaient le nombre de péchés capitaux qu’elles cumulent à elles deux. Malwene est incontestablement la Luxure et Hana la Gourmandise. Mais l’Orgueil est présent également. C’est peut-être pour cela que je tente toujours d’être aussi parfaite que possible, en toutes situations. Et c’est peut-être ce qui a plongé notre famille dans une horreur sans nom.
Je sais bien qu’elles me trouvent pâle, sans intérêt. Ça n’est pas parce que je suis calme, sage et attentive à ne blesser personne que je n’ai pas de personnalité. Et, à vrai dire, elles ignorent tout de moi. Sinon, elles auraient peut-être entendu parler d’Iren, mon amoureux.
Je l’ai rencontré à ces soirées mondaines qui n’avaient auparavant aucun intérêt à mes yeux. Tout au plus y dansais-je quelque peu et faisais semblant d’apprécier les plus grandes familles, afin de redorer un minimum l’image écorchée de notre famille. Mais je m’y ennuyais à mourir. Jusqu’à ce que je le rencontre. Je voyais les regards peinés qu’on lui adressait, dus à son infirmité. Mais c’était là le signe, à mes yeux, d’une personne différente, peut-être plus intéressante que toutes celles que j’avais eu l’occasion de rencontrer. Et mon instinct ne m’a pas trompée.
Je me suis approchée avec gentillesse et lui ai proposé de s’isoler un peu afin de n’être pas la cible des regards. J’avais deviné que cela le dérangeait qu’on ne le traite pas comme une créature normale. Il a accepté avec gratitude et je l’ai aidé à rejoindre un salon un peu plus tranquille où nous avons entamé la conversation. Nous nous sommes très vite plus et il m’a fait un baisepatte avant de me laisser rejoindre ma famille, lorsque j’ai songé que l’heure d’y aller était malheureusement arrivée, ce que j’ai trouvé adorable.
Nous nous sommes retrouvés des mois durant, développant notre complicité et, progressivement, notre amour. Il me parla de l’image que les gens avaient de lui, combien tout le monde ne le voyait que comme un poids dont il était difficile de se débarrasser et l’air embêté que ses parents posaient sur lui. Je lui racontais les vies de mes sœurs, leur ignorance de moi et la sensation de solitude que je ressentais parfois dans ma propre famille. Mais il me parla aussi de ses frères, comme je lui racontais nos anecdotes familiales amusantes, nous échangions sur nos livres favoris ou les voyages que nous souhaiterions faire ensemble. Et je me rendis compte que je n’envisageais plus ma vie sans lui. Alors quand, à un déjeuner en famille, Malwene me déclara d’une voix blanche qu’elle allait épouser Iren, je faillis m’évanouir. Ma sœur ? Fiancée à mon amoureux pour lequel elle n’avait assurément que du mépris ? Je me retins d’exploser et quittais simplement la table, des larmes au coin des yeux.
Nous évitions toujours de le faire car je savais ma famille pas assez bien pour la sienne, mais j’écrivis une lettre à Iren. Courte, je lui demandais simplement ce qu’il se passait et pourquoi il allait épouser ma sœur. Je la confiais à un messager avec ordre d’attendre une réponse immédiate et me rongeais les sangs le reste de la journée. Nous correspondîmes ainsi, échangeant de cours morts ou de longues rédactions jusqu’au vendredi, date fatale.
Le matin, Malwene, blanche, vint me voir pour me demander de m’apprêter, Hana et moi venions avec elle. Surprise, je saisis sans discuter cette occasion de voir Iren et me fis aussi belle que possible. Blanche, pour l’innocence, rehaussé d’une pointe d’or, pour l’élégance. La mort dans l’âme, je suivis mes sœurs jusqu’à chez Iren. Je n’arrivais même pas à être curieuse de voir sa maison, qu’il m’avait décrite dans les moindres détails. J’étais… morte intérieurement. Hana nous emmena et je vis Iren. Discrètement, il me fit un signe navré. Je secouais imperceptiblement la tête. Je savais qu’il n’était pour rien dans cette affaire. Puis je fixai mon regard sur le sol, pas par humilité mais parce que je ne supportais pas de le voir sans avoir la possibilité de me rapprocher de lui. Je suivis mes sœurs, silencieuse comme toujours.
Ce fut Lady Dom Valignan qui ouvrit le bal. Sa voix était un peu sèche mais surtout autoritaire. C’était elle qui maitrisait la situation. Et pourtant, je le savais, elle ignorait notre relation, à Iren et moi.
- Bienvenue, demoiselles Caldera. Je pense que vous connaissez toutes trois la situation actuelle, mais si vous souhaitez poser des questions, allez-y.
Personne ne pipa mot.
- Très bien. Demoiselle Malwene, je vais tout d’abord m’entretenir avec votre sœur, Hana, au sujet d’une faveur qu’elle nous a demandé, si vous voulez bien, avec votre sœur, quitter la pièce, je vous ferai appeler.
En silence, nous nous exécutâmes. Une fois dans le couloir, je vis Lord et ses deux fils s’éloigner pendant que Malwene allait pensivement à la fenêtre. Je saisis l’occasion de me rapprocher d’Iren, posais ma patte sur la sienne, discrètement. Ses yeux étaient emplis d’amour et de désespoir, j’eus envie de pleurer. Au lieu de cela, nous échangeâmes quelques mots, à mi-voix. Il tentait de me réconforter, me promettant de toujours m’aimer. Et puis, si ma sœur devenait sa femelle, au moins j’aurais une bonne raison de venir souvent le voir. Mais je ne pouvais pas l’amener à l’infidélité, même si je savais pertinemment que ma sœur n’en aurait rien à faire. Peut-être même que ça l’aurait arrangée, qu’elle n’aurait ainsi aucun scrupule à aller voir ailleurs pour se consoler. Mais ça n’était pas le genre de ma sœur. Malgré sa frivolité, c’était quelqu’un de sincère, d’honnête. Elle était seulement en quête d’une relation durable et papillonnait à droite à gauche par curiosité. Non, elle n’était pas faite pour mon Iren.
Nous restâmes à côté l’un de l’autre, partageant un moment ensemble au milieu de cette épreuve. Je ne savais si son amour me donnait du courage ou m’anéantissait… Si nous n’avions pas eu de sentiments l’un pour l’autre, au moins, il n’y aurait eu que ma sœur dans le pétrin. Là, je me sentais enfermée.
Lorsqu’on nous fit finalement appeler, je me séparais d’Iren discrètement et revins aux côtés de ma sœur qui ne s’était rendu compte de rien. Encore une fois, ce fut Lady qui reprit la parole, toujours maitresse de la situation.
- Bien. Je consens à libérer Demoiselle Malwene de son engagement.
Etrangement, cela ne me surprit guère. J’observai la réaction de ma sœur, surprise, choc, étonnement, plein de sentiments mélangés. Elle n’y croyait pas, cela se sentait au pli poli de sa gueule. Lorsqu’elle demanda contre quoi, Lady l’ignora presque, signifiant juste poliment qu’elle n’avait pas fini. Je sentais venir la suite.
- Cependant, j’accepte de revenir sur ma décision, mais cela ne répare pas l’affront qui nous a été fait.
Voilà, je le savais. Et je savais que faire. J’avais été sage et gentille trop longtemps, c’était à moi de parler. A moi de renverser la situation, à mon tour de sauver mes sœurs entêtées et aveugles. Je ne laisserais pas cette occasion me passer sous le museau.
- S’il est d’accord, c’est moi qui épouserai votre fils.
Je me sentais d’un calme olympien. Je n’avais rien à perdre. Mon regard était plongé dans celui de la mère d’Iren, j’étais sûre de moi. Je suis probablement la seule qui l’ait vue tiquer sous l’effet de la surprise, un mouvement imperceptible qui me suffit pour savoir qu’elle ne s’y attendait pas. Si je voulais qu’elle nous accepte, je devais la convaincre, la persuader et lui rendre le contrôle des choses
- Vraiment ? Est-ce que ceci te convient Iren ?
- Parfaitement, mère.
Je vis la joie dans les prunelles de mon aimé, ce qui me tira un demi-sourire. La partie n’était pas gagné, mais il n’y avait aucun doute dans la voir d’Iren. Et il avait quelque chose à ajouter, je le vis lorsqu’il essaya de s’avancer. J’étais debout avant même d’avoir songé à le faire et j’allais lui porter assistance. J’étais habituée à ces gestes, puisque je les effectuais depuis longtemps déjà. Je le plaçais dans la discussion et restais à ses côtés. Nous étions ensemble.
- Je ne pensais pas un jour rencontrer de créature qui saurait m’accepter, mais la vérité est telle que vous ne savez rien de moi mère. Liliana et moi nous aimons.
Sa déclaration m’émut. J’essayais de rester calme et digne, mais je ne pus retenir un sourire et un regard attendri dans sa direction. Je savais que ça n’était pas simple pour lui de s’imposer face à sa mère, elle ne le voyait pas comme une créature à part entière. Il en souffrait. Revenant à mes sœurs, je vis à quel point elles étaient incrédules. Surprise pour Hana, non-acceptation pour Malwene. Elles n’avaient vraiment rien vu venir. Une pointe de satisfaction me vint, songeant que mes sœurs ne réalisaient que maintenant que je n’étais pas une ombre et que j’avais grandi sans elles.
- Je souhaite l’épouser de tout mon cœur et je me suis senti démuni lorsque vous m’avez demandé d’épouser sa sœur. Je ne savais que faire. Mais ce mariage-ci me remplira de bonheur, mère, je vous en prie, acceptez-le.
Il avait déjà eu quelques belles déclarations à mon égard, qui restaient gravé dans mon cœur, mais celle-ci était l’une des plus belles qu’il ait eue. Simple mais vraie. Et elle avait touché Lady, elle peinait à le cacher. N’importe qui aurait vu qu’elle ne savait que faire.
- Iren, mon fils. Tu sais que personne ne peut t’aimer n’est-ce pas ? Personne ne voudrait s’encombrer d’un infirme.
Cette remarque m’énerva, elle était d’une injustice outrageante. Mais je gardai mon calme. Elle ne reconnaissait pas la valeur de son fils, elle ne savait pas l’aimer.
- Si, milady, moi.
Lady ne sut que répondre. Elle n’arrivait pas à reprendre contenance. C’est donc Lord Dom Valignan qui parla.
- Eh bien, voici une nouvelle inattendue. Mais, si ma compagne n’a rien à redire, je n’ai aucune opposition à ce mariage. Nous unissons nos familles pour éviter un drame face à l’amitié de nos jeunes et nous évitons de faire souffrir nos enfants contre leur gré. Voilà un beau dénouement.
Il avait insisté sur le terme « amitié ». Je me demandais alors à quel point Lady Dom Valignan était manipulatrice, puisque visiblement Erwen avait convaincu son père de l’absence d’amour avec Hana, mais pas Lady. Cette créature allait devenir ma belle-mère. Mais j’étais prête à l’accepter.

HAVA

J’ai toujours été gourmande. Je ne pensais pas que ce pêché serait à l’origine du malheur de ma famille. Peut-être est-ce dû au fait que, choyée par mes sœurs, je n’ai jamais vraiment réfléchi. Je ne suis pas bête ! Juste que je ne me suis pas posé de questions.
Voyez-vous, nous sommes toutes les trois nobles. Autrement dit, nous avons une belle éducation et nous sommes invitées à de nombreuses soirées mondaines. Malwene, ma sœur, les a toujours adorées. Liliana, elle, les a toujours eues en horreur. Pour ma part, j’ai toujours pensé que c’était le meilleur moment pour manger tout ce que j’aime. Alors, quand on nous a invitées, une énième fois, je n’ai pas protesté.
C’est ainsi que nous sommes arrivées, parées toutes trois – Liliana ne nous a pas laissées tomber – de nos plus belles capes bordées de fourrures. Très vite, Malwene s’est fondue dans la foule, à la recherche de sa bande d’admirateurs habituelle. Je n’ai pas mis longtemps à m’approcher sournoisement du buffet et Liliana est restée derrière, hésitante. J’ai porté mon dévolu sur un petit four que j’ai goûté avec délice. J’ai un peu tout testé avant de réaliser qu’une créature faisait pareil, avec la même discrétion de l’habitué qui se débrouille pour manger un maximum sans en avoir l’air. Ça m’a amusée de le voir se servir de chaque plat auquel j’avais goûté ou auquel je m’apprêtais à goûter. Du coup, lorsque je me suis décidée pour une mini-crêpe, j’en ai pris deux et ai choisi de partager. Il était ravi et nous avons entamé la discussion, continuant le tour du buffet avec gourmandise.
Une fois n’est pas coutume, lorsque j’aie eu mangé à ma faim et que je me suis décidée à faire attention à ma ligne – je sentais déjà les critiques de Malwene si je ne le faisais pas – nous sommes allés discuter dans un coin. Nous avons vite sympathisé et passé la soirée ensemble. D’ordinaire, c’est moi qui viens voir mes sœurs lorsque je commence à m’ennuyer et nous partons. Liliana en est toujours soulagée là où Malwene en est toujours agacée. Mais cette fois, c’est mon aînée qui a fini par me débusquer, sans comprendre que je ne sois pas venue leur dire de rentrer. Elle commençait à s’inquiéter. J’ai salué mon nouvel ami, Erwen, et lui ai promis de le retrouver à la prochaine soirée.
Et c’est ce que nous avons fait. Durant plusieurs mois, nous nous retrouvions au buffet de chaque soirée mondaine, mangions tant que nous en avions envie et allions discuter dans un coin. C’était mon ami. Et contrairement à ce que Malwene aurait pensé, je n’en étais pas amoureuse. Le problème, c’est qu’il venait d’une classe sociale supérieure et que ses parents étaient insupportables. Un soir, ils sont tombés sur nous et ont pensé que nous flirtions. J’ai eu beau protester, mon regard incrédule le plus innocent – qui marche à tous les coups, habituellement – sur le museau, ils n’ont rien voulu entendre. Outrés que leur fils « s’acoquine avec les bas-fonds », ils l’ont emmené.
Le lendemain matin, Malwene débarqua dans ma chambre – il était près de midi, je commençais à avoir un petit creux – avec une lettre à la patte et l’air furieux.
- Hana ! Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?!
- De quoi ?
- La lettre, avec les Dom Valignan !
Je n’avais jamais demandé le nom de famille de mon ami, aussi Malwene dut-elle m’expliquer avant que je ne comprenne. Et une brique me tomba sur la tête lorsqu’elle s’exclama :
- Ils veulent me fiancer à leur fils aîné !
- Pardon ?
- Apparemment, c’est un handicapé et, soi-disant pour réparer l’affront que tu leur as fait en faisant des avances à leur fils déjà fiancé, ils veulent que je l’épouse. Je suis sûre que c’est parce qu’ils n’arrivent pas à le caser. Mais en tout cas, merci Hava, tu n’as pas du tout pourri ma vie avec ton insouciance !
Et sur ces mots durs, elle claqua la porte. Des larmes apparurent au coin de mes yeux. Que s’était-il passé pour en arriver là ? Comment mon amour des buffets avait pu fiancer ma sœur contre son gré ? Lorsque je descendis déjeuner, je n’avais toujours pas la réponse. Plus de questions que je n’en avais jamais vues dansaient dans ma tête et je n’arrivais plus à réfléchir. Lorsque Malwene annonça ses fiançailles, au lieu de réagir calmement et de consoler notre aînée, Liliana quitta la table. Je ne compris pas pourquoi, mais, en sentant la tension alourdir l’air, je préférais demander à ce qu’on me monte mon repas et la suivis.
A peine arrivée dans ma chambre, je pris une décision. Je devais faire quelque chose, puisque c’était ma faute. Dédaignant Erwen et mon repas, je décidai d’écrire directement à ses parents.

Lord et Lady Dom Valignan,
Je souhaite vous entretenir au sujet des fiançailles de ma sœur et de votre fils, ainsi que de la soi-disant relation que vous pensez que j’entretiens avec Erwen.
Tout d’abord, sur ce dernier point, il a probablement tenté de vous expliquer que toutes vos suppositions sont fausses. Nous ne sommes que des amis et, si j’ignorais tout de ses fiançailles, je n’ai jamais cherché à le courtiser d’une quelconque manière que ce soit. Je vous prie, milord, milady, de croire en mes mots.
Je serais prête à absolument tout pour vous convaincre de laisser ma sœur faire son choix, mais également de laisser votre fils n’épouser que celle qu’il aura choisie. Je vous supplie de me laisser même la plus petite chance de me racheter à vos yeux et de délier nos familles de cette promesse qui n’enchante personne. Demandez-moi ce que vous voulez, je le ferais.
En espérant une réponse de votre part,
Hana Caldera

La réponse tarda, mais ils me dirent finalement d’accompagner ma sœur à la rencontre, vendredi. Une étincelle d’espoir s’était allumée dans mon cœur et je me sentais prête à déplacer des montagnes pour aider Malwene. Je mis longtemps à choisir ma tenue, je voulais paraître plus mature, gentille et, globalement, ressembler à la parfaite jeune créature de la haute société. Le chemin me sembla trop court, je ne savais pas ce qui nous attendait. Liliana était là également, ce qui me sembla naturel. Elle aiderait à ce que la situation reste correcte, ce qui me rassérénait. Lorsque nous fûmes entrées dans la sublime maison des Dom Valignon, le valet nous indiqua la voie. Il y eut un instant de flottement, puisque Malwene ne nous guida pas en le saluant, comme elle aurait fait d’ordinaire. Notant son regard vitreux, je décidais de prendre son rôle. Je devais être forte, pour ma sœur. C’est moi qui saluais Lord et Lady la première, suivie de mes sœurs, et qui les guidais sur le sofa, lorgnant au passage sur les petits fours qui accompagnaient le thé. J’avais un peu de peine à rester noble et distinguée, c’était d’ordinaire mon aînée qui tenait ce rôle, j’aurais pu admirer à loisir la décoration délicate et soignée, ainsi que l’architecture travaillée. Et puis surtout essayer de deviner le parfum de chaque élément de la collation. Mais pas aujourd’hui je ne pouvais me le permettre. Je laissais Lady Dom Valignon prendre la parole.
- Bienvenue, demoiselles Caldera. Je pense que vous connaissez toutes trois la situation actuelle, mais si vous souhaitez poser des questions, allez-y.
Je me retins, jouant les créatures de qualité, de lui demander ce qu’elle avait décidé.
- Très bien. Demoiselle Malwene, je vais tout d’abord m’entretenir avec votre sœur, Hana, au sujet d’une faveur qu’elle nous a demandé, si vous voulez bien, avec votre sœur, quitter la pièce, je vous ferai appeler.
Les deux se levèrent, saluèrent et se retirèrent. Les autres Dom Valignan firent de même. Visiblement, c’était elle qui menait la danse, dans la famille.
- Nous voilà seule, Hana. Permettez que je vous appelle Hana ? J’acquiesçais et elle poursuivit, bien, nous allons parler affaires. Vous m’avez dit être prête à tout pour libérer votre sœur de son serment, c’est bien cela ?
- En effet, je connais ma sœur et ne crois pas qu’elle souhaite épouser votre fils. Ma sœur est une âme libre.
- Mais ne croyez-vous pas qu’elle ferait mieux de profiter de l’occasion pour se fixer, justement, afin de ne pas ternir plus votre réputation ?
Je restais silencieuse une seconde. C’était si grave que ça ? Non, elle se moquait de moi. Et puis, je savais ce que je pensais.
- Le bonheur de ma sœur est le plus important, je souhaite qu’elle puisse choisir comme elle le désire.
- Très bien. A vrai dire, j’ai toujours souhaité une fille. Si cet arrangement vous convient, vous deviendrez ma pupille. Je vous apprendrai tout ce qu’il faut pour être une jeune lady. Ne croyez pas que c’est un cadeau, vous ne ferez partie de votre famille plus que par le nom et je serai intransigeante jusqu’à la perfection. Mais au moins, votre sœur sera libre et vous deviendrez une véritable jeune créature de la haute société.
Je n’hésitais pas longtemps.
- Il en sera selon vos souhaits.
Elle acquiesça, satisfaite, puis fit rappeler tout le monde.
- Bien. Je consens à libérer Demoiselle Malwene de son engagement.
Je guettais la réaction de ma sœur qui ouvrit de grands yeux. Elle demanda ce qu’elle devrait payer pour cela et Lady Dom Valignan écarta la question d’un geste de la patte. Puis elle posa une remarque étrange :
- Cependant, j’accepte de revenir sur ma décision, mais cela ne répare pas l’affront qui nous a été fait.
Après une seconde d’incompréhension choquée, je m’apprêtais à bondir sur mes pattes et expliquer qu’il n’y avait pas d’affront, qu’Erwen et moi étions de simples amis. Mais une voix calme à mes côtés me coupa dans mon élan.
- S’il est d’accord, c’est moi qui épouserai votre fils.
Cette fois-ci, c’est moi qui regardais ma sœur avec surprise. Liliana ? Elle se sacrifiait pour nous sauver tous ? C’était bien son genre de proposer cela, mais ça n’était pas ce que je voulais ! Je souhaitais que mes sœurs soient libres, qu’elles épousent qui elles le souhaitent.
- Vraiment ? Lady se tourna vers son fils pour lui demander son avis, est-ce que ceci te convient Iren ?
- Parfaitement, mère.
Il sembla vouloir s’avancer avec difficulté et je me sentis gênée devant son incapacité motrice. Pour la seconde fois, Liliana me surprit. Avec un naturel impressionnant, elle se leva et alla aider Iren. Il y avait une telle douceur dans le moindre de ses gestes que je n’eus pas la sensation qu’elle le faisait par devoir. Lorsqu’elle eut amené Iren à sa famille, qui n’avait pas bougé et ne semblait ressentir aucune émotion, ce dernier s’exprima.
- Je ne pensais pas un jour rencontrer de créature qui saurait m’accepter, mais la vérité est telle que vous ne savez rien de moi mère. Liliana et moi nous aimons.
PARDON ? Je n’en revenais pas. Quelle était cette situation compliquée dans laquelle nous étions fourrées ? Et moi qui pensais que seules Malwene et moi étions impliquées ! En réalité, Liliana avait bien caché son jeu. Mais voilà qui expliquait sa réaction à l’annonce de notre aînée.
- Je souhaite l’épouser de tout mon cœur et je me suis senti démuni lorsque vous m’avez demandé d’épouser sa sœur. Je ne savais que faire. Mais ce mariage-ci me remplira de bonheur, mère, je vous en prie, acceptez-le.
Lady Dom Valignan semblait tout de même légèrement ébranlée. Et je compris à quel point lorsque sa voix trembla, hésitante :
- Iren, mon fils. Tu sais que personne ne peut t’aimer n’est-ce pas ? Personne ne voudrait s’encombrer d’un infirme.
- Si, milady, moi.
La simplicité de la réponse de Liliana était incroyable. Je n’en revenais pas. Ce fut Lord Dom Valignan qui reprit la situation, face au silence de sa femelle.
- Eh bien, voici une nouvelle inattendue. Mais, si ma compagne n’a rien à redire, je n’ai aucune opposition à ce mariage. Nous unissons nos familles pour éviter un drame face à l’amitié de nos plus jeunes et nous évitons de faire souffrir nos enfants contre leur gré. Voilà un beau dénouement.
C’était si simple que ça ? En même temps, j’avais toujours pensé que les adultes ne faisaient que compliquer des choses qui n’étaient pas faites pour l’être. Cette affaire ne faisait que le confirmer. J’espérais seulement que, même si tout semblait bien se finir – Lady ne fit qu’acquiescer – je ne perdrais pas Erwen, en tant qu’ami. Certes, il m’avait caché sa fiancée, mais je soupçonnais qu’il ne l’aimait pas vraiment et tentait plus ou moins de lui échapper. Mais ça serait pour une prochaine fois, une chose à la fois.
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Messagepar Girlpower » 13 Sep 2018 22:41

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Lyls (Catégorie 2) = 2ème place
J’adore ton histoire des trois sœurs, car on dirait vraiment des êtres-humains. Elles réfléchissent, pensent et agissent comme nous ; ce que je trouve marrant et mignon à la fois. Si je ne me trompe pas, elles habitent au-dessus de leur commerce et ont des employés ? Pour information, je trouve ça juste génial l’idée des bijoux en pâtisserie !!!
Pour ce qui est d’Audrey, j’aime beaucoup l’histoire : d’où cette place ! Ton texte explique petit à petit qui est cette flamiris grâce à un scientifique qui s’est déposé sur les terres de cette dernière. J’ai beaucoup aimé la découvrir au fil de l’histoire ! D’ailleurs, merci au scientifique qui aide cette dernière à se connaître un peu plus.
Je te remercie infiniment pour tes textes ! Je les ai vraiment beaucoup aimés ! ^-^
Les lots => 2 fonds + 3 créatures échangeables
Spoiler: show
Malwene

Ce qui la réveilla ce matin-là était habituel. La chaleur sous son lit qui montait des fourneaux des étages en dessous. Il devait bien être 7H pour qu’Hava soit déjà en train de faire chauffer les fours.
Malwene se leva en s’étirant avec grâce et se dirigea vers sa salle de bain. Elle avait découvert cette merveille en voyage dans un hôtel qui avait mis cela en place pour ces hôtes Lunaris et Fleetitwik, grand adepte des baignades quotidiennes.
Au début l’eau la dégouté, c’était ce qu’on lui avait toujours appris mais quand elle avait accepté d'essayer elle s’était rendu compte qu’effectivement, son pelage n’avait jamais était aussi beau et soyeux.
En rentrant elle avait transformé la moitié de sa buanderie en salle de bain. Aujourd’hui une grande baignoire prenait la majorité de la place et un tas de serviette était dressé sur un meuble à côté du sèche-pelage mural.
L’eau coula dans la baignoire avec quelques vapeurs, décidément le fait que les conduits d’eau touche les cheminés du four était une bénédiction.
Malwene se glissa avec délice dans l’eau juste tiède. Hava n’avait jamais compris son amour pour les bains mais Liliana y prenait aussi plaisir bien que plus modérément qu’elle, Malwene qui ne supportait plus de se laver autrement.
Après tout, peut être que c’était normal. Ça avait toujours était comme ça, elle avait toujours était l’ainée et la plus pouponné. C’était aussi elle qui avait repris le magasin familial et faisait régulièrement des voyages pour promouvoir leurs produits. Liliana elle, elle était coquette mais un peu trop gourmande et un peu trop tête en l’air pour gérer l’entreprise mais elle s’occupait très bien de la vente en directe et avait toujours eu un bon contact avec les clients.
Enfin quand on arrivait à lui enlever de la bouche les pâtisseries assez longtemps pour pouvoir les vendre…
Le vrais problème s’était plutôt Hava, Hava elle, elle n’était pas coquette du tout, elle ne prenait pas soin d’elle. Souvent recouverte de farine ou les coussinets dans la patte. Elle ne portait jamais de beaux habits, elle traînait en haillon dans la cuisine à faire elle-même des pâtisseries. Elle était pourtant bien plus intelligente que Liliana, si Malwene avait pu la convaincre de s’habiller correctement et de parler aux potentiels gros clients leur affaire aurait sans doute eu un avenir bien plus éblouissant. Elle avait toujours de très bonne idée, plusieurs leurs avaient même permit de sauver le magasin en faillit quand Malwene avait décidé de reprendre l’affaire familiale. Hava avait un potentiel exceptionnelle qu’elle gâché en cuisine.
Sortant de la baignoire et vidant l’eau elle alluma le sèche-pelage et commença à brosser ces poils en faisant bien attention à les sécher sur toutes leurs longueurs.
Malwene supposait que tout ça c’était de la faute de leurs parents qui avait oublié des lettre à son prénom. Après tout elle et Liliana avaient toutes deux un nom de sept lettres et il aurait était très facile de changer Hava en « Havanna » pour que sa petite sœur devienne exceptionnel mais non, ces parents c’était arrêté as Hava et du coup la motivation avait suivi le raccourcit. Privant sa sœur de toute envie, être belle, être ambitieuse et le reste ça lui passait sous le nez sans qu’elle s’en rende compte. Mais c’était une vrais torture moral pour Malwene qui plus d’une fois aurait aimé secouer sa sœur jusqu’à ce qu’elle réalise tout ça.
Comme à chaque fois qu’elle était sur le point de partir en voyage elle choisit son manteau préféré. Celui de velours orange avec le col en pétales de coquelicot, ses attaches en fils d’or, ces deux Turquoises et le retour en Astilbe rouge. Le tout surmonté d’un chapeau assorti, rehaussé d’une plume de Fleetitwik et d’un voile en toile d’Arachnaed et Migalis.
Une fois complètement apprêté elle descendit au rez-de-chaussée ou la boutique avait déjà ouverte. Malwene alla à la cuisine après avoir salué tous les clients et leurs souhaiter un bon appétit. Elle salua les employées qui était à pieds d’œuvre et donna un petit coup de langue à Liliana en guise de bonjour et regarda Hava qui avait pratiquement la tête dans le four pour vérifier des cuissons. Elle s’installa à la table et attrapent un cookie le trempa dans un pot de confiture. Malwene adoré les cookies et les confitures seuls mais aussi l’un avec l’autre.
Hm… Abricot, chocolat blanc merveilleux !
Comme elle entendait un rire à côté d’elle, Malwene releva la tête pour voir Liliana qui la regarder en riant les canines dans une part de tourte à la myrtille.
- Qui at-il ? Demanda Malwene surprise
- Même si tu essayes de faire croire le contraire à tout le monde, tu es aussi gourmande que moi. Lui répondit Liliana dans un petit rire, en retournant vers la boutique et les clients.
Malwene se servit une tasse de thé Bergamote en haussant les épaules, elle n’avait jamais dit qu’elle n’était pas gourmande, seulement que contrairement à Liliana elle savait se tenir.
Elle regarda les papiers posée sur son bureau à quelques pas de là, les rendez-vous qu’elle avait pris as Sandisia était noté ainsi que le sifflet pour le nuage d’Elonia qui lui ferait faire le trajet. Perdu dans ces pensées Malwene ne vit pas arrivé Hava qui lui posa sur l’oreille une fleur. Par réflexe elle voulut l'enlever mais la patte de sa sœur l’en n’empêcha.
- Ho laissa la Malwene, je l’ai choisie exprès pour qu’elle aille avec ton pelage !
- Hava, combien de fois t’ai-je dit qu’en matière de mode tu n’y connaissais rien.
- De très nombreuse, c’est pour ça que j’ai fait attention à la couleur, elle se fond très bien avec ta fourrure, tu ne vas pas me dire que ce n’est pas jolie?! Dit-elle en plaçant devant Malwene un plateau propre qui permettait de se voir distinctement même si un peu déformer par endroit.
Bon, il fallait l’avouer, l’effet était assez sympa. En posant la patte sur la fleur Malwene fronça les sourcils et la retira de son oreille. La fleur était une vrais coulé dans une couche très fine de paraffine. C’était un travail très délicat et Malwene soupira intérieurement, une fois de plus, sur le gâchis des talents d’Hava.
- C’est moi qui l’ai fait hier, c’est jolie hein ?! Tu vas la garder dit ? Reprit Hava avec ces yeux de chaton triste.
- Oui, bien sûr. C’est une très jolie pince Hava. C’est tellement dommage que tu n'utilise pas plus tes capacités à bonne,
- Malwene ! On a déjà eu cette conversation non ?
- Oui…
- D’ailleurs, je comptais en faire d’autre avec des pâtisseries miniature. Comme ça ceux qui aime particulièrement l’un de nos produits peuvent l’avoir en boucle d’oreille ou en collier ou,
- Tu en as parlé à Liliana ?
- Oui, elle m’a déjà dit qu’elle en voudrait pleins si on le fait vraiment ! Ria Hava.
- Vous parlez des bijoux/pâtisseries ? On va le faire hein Malwene ?!
- Je ne sais pas, qu’es qu’il faut pour les fabriquer ?
- Bha, de quoi faire les pâtisseries, plus de la paraffine très pure pour qu’elle soit bien transparente et peut être des petits ustensiles sur mesure mais ça il faudra sans doute mieux que je les bricoles exprès…
Malwene réfléchit un moment en regardant la fleur entre ces cousinées. C’est vrais que c’était jolie, ça pourrait plaire as des gens, sans doutes surtout les petites filles trop gourmande comme Liliana… Mais si elles pouvaient s’en servirent pour fidéliser les parents… Après tout.
- On en reparle quand je reviens. Liliana, vois auprès des clients s’ils seraient très intéressé. Hava, essaye de faire des tests et vois le coût qu’une production continue nous demanderait en temps et argents.
Comme ces deux sœurs acquiescèrent d’un hochement tête elle finit sa tasse en une gorgée, se leva récupéré les documents sur son bureau.
Elle remit la fleur contre son oreille et se dirigea vers l’entrée. Tous les clients lui firent des compliments sur son nouveau bijou. Malwene les remercia avec bienveillance et frotta son nez contre ceux de ces sœurs avant de passer la porte de la boutique.
C’était un nouveau voyage qui commençait.

Liliana

Liliana fut réveillé par la voix d’Hava qui chantait de bon matin, comme chaque levé de soleil. L’air entêtant que fredonnée sa petite sœur était devenue insupportable puis avait fini par devenir une sympathique ritournelle. Un peu comme le ciel au-dessus de soi, toujours présent même quand on ne le voit pas. Elle se lava en fredonnant à son tour puis se leva et se posa devant son miroir. Elle avait les coussinets un peu épais et un p’tit ventre contrairement à ces sœurs plus fine. En osant les épaules Liliana enfila sa robe blanche préféré avec sa ceinture d’or qui mettait plus avant son buste que son ventre puis regarda le chapeau assorti en soupirant. Elle ne comprenait pas pourquoi Malwene tenait tellement à lui faire porter un chapeau en intérieur même s’il allait très bien avec sa robe. Elle le posa tout de même sur sa tête et descendit au rez-de-chaussée presque 1h après qu’Hava soit partit en cuisine, au moment où Malwene commençait à bouger dans l’autre côté du mur.
En arrivant dans la cuisine la majorité des pâtisseries étaient déjà en préparation, elle piqua un croissant de la veille et se dirigea vers la salle. Elle ouvrit la porte aux employés et tandis que les cuisiniers aller rejoindre Hava, les serveurs et les vendeurs prenaient leurs places avec elle.
Ensemble ils dressèrent les tables et préparèrent les boissons chaudes en cette matinée d’automne un peu fraîche.
Dès que Liliana tourna la pancarte du salon de thé et déverrouilla la porte les premiers clients entrèrent.
-. Bonjours Liliana
- Bonjours Mme DuVallon
- Ho, je t’en prie appelle-moi Odile.
- Interdit par la direction. Dit-elle avec un clin d’œil
- Ho, ta sœur est toujours aussi stricte.
- On n’la changera pas. Dit-elle en tirant la chaise devant la grand-mère.
Comme d’habitude ?
-. Oui mais rajoute un chocolat chaud pour ma petite fille, elle doit me rejoindre quand elle aura fini de chasser les feuilles dehors.
La vieille dame et Liliana se sourirent, c’était une manie de sa petite fille de chasser toutes sortent de choses mais avec le froid il ne restait plus que les feuilles à poursuivre.
Devant le comptoir Liliana pris un petit pain au raisin, une tasse de café et un grand chocolat chaud puis revient vers la table. Elle arriva au même moment que la porte d’entrée se rouvraie à la volé laissant le vent, le froid et une petit minousha aux joues rougis entrée. L’enfant luta pour fermer la porte puis se précipita vers la table.
-. Bonjours Liliana.
- Bonjours Mademoiselle, tient, un chocolat bien chaud.
- Je ne savais pas ce que tu voudrais manger, qu’es que tu veux ?
- Je peux avoir une gaufre au sucre ?
- Celles avec les gros cristaux ?
La fillette hocha frénétiquement la tête, toutes babine retroussée de plaisir.
-. Je t’apporte ça. Dit Liliana en souriant.
Une fois l’enfant servie elle s’occupa d’autres clients, puis s’occupa des stocks qui commencée à baiser dans les paniers. Dès que Liliana passa les portes de la cuisine elle trouva Hava en train de pétrir de la pâte entouré par un flamiris et un stoufix qu’elle ne connaissait pas.
-. On a des petits nouveaux ? Demanda-t-elle à sa sœur.
- Des stagiaires, ils apprennent encore.
- Je vois ça. Ne les martyrisent pas trop ceux-là.
- Comment ça « ceux-là » ? Je suis toujours gentille.
- C’est pour ça que les derniers sont partie en pleurant et ne sont jamais revenue ?
- Tu exagère, ils ne pleuraient pas, ils avaient les yeux humides, c’est tout ! Et puis, ce n’est de ma faute s’ils étaient si sensibles !
-. Mais oui, bien sûr. Minauda Liliana en prenant un beignet tout chaud entre ses babines et retournant vers la salle.
Une fois les paniers à nouveaux pleins le service repris de plus belle entre les clients qui rester et ceux qui passait en courant presque. Liliana dut reprendre quelques fois la petite destrino derrière la caisse trois, elle avait encore du mal avec les différentes pâtisseries mais ça viendrait. Après presque une heure de rush la boutique redevient plus calme et elle en profita pour retourner dans la cuisine. Elle fit la différence entre ce qui avait été produit et vendu mais se garda bien de noter tout ce qu’elle avait mangé elle-même.
Enfin Malwene fini par descendre, quand elle passa la porte de la cuisine elle lui lécha la joue en guise de bonjour. Elle soupira en voyant Hava dans le four et Liliana préféra ne rien dire.
Malwene et Hava s’était souvent disputer pour que la cadette sorte de la cuisine et soit « plus utile » comme le disait l’ainée mais celle-ci avait toujours refusé. Elle avait même plusieurs fois demandé pourquoi Malwene n’emmener pas Liliana à sa place.
Sa grande sœur avait tenté de se justifier, maladroite pour une fois. Liliana savais qu’elle n’était pas la plus intelligente du monde, ni la plus jolie mais elle avait quand même eu le cœur serré d’être designer « inutile » bien que sa sœur n’avait pas utilisé ce mot mais elle y repenser souvent.
Liliana chassa cette pensée de sa tête et se reconnecta au présent en prenant une part de tourte à la myrtille et retourna vers la boutique, être sûr que tout aller bien.
C’est le moment que choisit Hava pour donner sa dernière création à Malwene, quand elle regagna la cuisine ces deux sœurs discutait.
-. On va le fait ? Demanda-t-elle avec espoir.
- Je ne sais pas, qu’es qu’il faut pour les fabriquer ?
- Bha, de quoi faire les pâtisseries, plus de la paraffine très pure pour qu’elle soit bien transparente et peut être des petits ustensiles sur mesure mais ça il faudra sans doute mieux que je les bricoles exprès…
-. Ho, aller, s’il te plait !!!
- On en reparle quand je reviens. Liliana, vois auprès des clients s’ils seraient très intéressé. Hava, essaye de faire des tests et vois le coût qu’une production continue nous demanderait en temps et argents.
Hava et elle hochèrent la tête et dès que Malwene regarda ailleurs, se firent un schek, elles avaient presque réussi à convaincre leurs aînée. Plus qu’à faire les comptes et les statistiques et serait bon. Enfin Malwene fut prête à partir et passa la porte sur un dernier « au revoir ».
Dès qu’elle eut tournée au coin de la rue toute la boutique sembla se relâcher, ce qui fit rire Hava. Celle-ci ne se priva d’ailleurs pas pour recommencer à chanter entraînant les employés habituer avec elle. Liliana aussi se joignit à l’harmonie pour faire quelques chœurs.
C’était une bonne journée.

Hava

Tout était encore noir mais le silence n’était déjà plus glaçant à l’approche de l’aube. Quelques bruit d’ailes et un dernier hululement se firent entendre quand Hava ouvrit les yeux.
Elle s’étira toutes griffes dehors, les fesses bien relevées, la queue se relâcha dans une courbe parfaite au moment où elle s’assit sur le bord de la fenêtre.
Le ciel était entre noir et bleu de cette nuance un peu magique qui faisait se demander si l’aube viendrait bien ou si tout serait détruit juste avant le commencement.
Dès que le ciel vira au mauve Hava se détourna pour faire sa toilette. Son moment préféré de la journée était déjà passer.
Le jour avait encore gagné.
Une fois que les premiers rayons furent de sortie et que le ciel redevient bleu elle se mit à chanter. C’était son rituel, toujours la même chanson, un vieil air auquel plus personne ne prêtait attention mais dont les paroles l’as marquait toujours autant. Le temps d’enfiler sa robe légère, sa préférée avec un contour en patte qu’elle avait fait elle-même. Hava attacha quelques fils avec une broche sur sa tête ainsi qu’une à la base de sa queue.
Elle revint vers la fenêtre et regarda son travail de la veille, la paraffine avait bien séché et la fleure avait gardé forme et couleur, elle n’aurait pas pu avoir meilleurs résultat. Elle ajouta un point de colle forte, dérivé de la bave de Snott, et attacha une pince à l’arrière de la fleur.
Le temps de faire ça elle avait chanté son air déjà deux ou trois fois et en passant devant la porte de Liliana elle entendit celle-ci fredonner à son tour. Incroyable quand on sait toute la guerre qu’elle lui avait faite en la suppliant d'arrêter de chanter. Ou en tout cas, de changer de temps en temps de chanson. En arrivant elle mit la fleur dans son tablier pour la protéger.
La cuisine, c’était son domaine, elle savait toujours exactement où tout était. Et tout était toujours à sa place. Elle aurait pu y venir et y travailler les yeux bander, d’ailleurs, elle s’était déjà amusé à le faire.
Hava sortit le sac de farine de taille industriel, le lait, le beurre et les autres ingrédients. Malwene lui avait proposé une fois d’acheter une machine pour pétrir les pâtes mais Hava avait refusait, elle aimait la sensation de la patte, enlever les grumeaux en appuyant dessus.
Etonnamment sa sœur n’avait pas insisté, comme quoi l’investissement ne devait pas être si substantiel que ça. C’était ce genre de petit détaille qui montrait l’affection de l'aînée de la fratrie. C’était maladroit et pas toujours vraiment demander mais c’est toujours l’intention qui compte.
Quand Liliana passa la porte de la cuisine elle prit un des invendus de la veille en lui faisant un signe de l’oreille en guise de bonjours et Hava répondit de mouvement de moustache. C’était une habitude qu’elles aimaient toutes les deux, ne pas être obligé de parler pour se saluer. Peu après les aides vinrent la rejoindre et en poussant la porte ils apportèrent les bruits de la salle qui se remplissait.
Hava pris avec elle les deux nouveaux pour leurs montraient les mouvements de bases de toutes les pâtisseries qu’on produisait ici. Après presque 1h sa sœur revint, la taquinant sur ses capacités de pédagogie. Ce qui était complétement abusé, on l’avait toujours dit très gentille, c’était juste que les deux dernier n’avaient pas voulu respecter la règle de la cuisine : Toujours remettre les choses-là ou on les as prisent.
Sinon comment on voulait qu’elle s’en sorte si tout le monde remettait les choses n’import-ou ? Comment tout ce monde travaillant dans la cuisine peut s’y retrouver si tout le monde fait n’importe quoi ? Oui, bon, du coup, elle avait « un peu » crié et ils n’étaient pas fier et n’était jamais revenue mais elle ne se sentait pas responsable.
En tout cas ces nouveaux semblaient bien moins tête en l’air et bien plus intéressé par ce qu’ils apprenaient. L’heure suivante fut assez calme jusqu’à ce que le four recommence à faire des sienne. Après tout c’était un très vieux four en pierre, s’était déjà un miracle qu’il soit assez étanche pour faire monter la chaleur et le pain… A voir dans les semaines à venir s’il tiendrait le coup. Dans le cas contraire Malwene risquait de pas être contente de devoir fermer boutique le temps de réparer ou remplacer le four.
D’ailleurs en parlent de sa sœur elle semblait être enfin descendu et complètement perdu dans ces pensées, c’était le moment parfait. Hava se dirigea vers sa sœur en essuyant ses pattes sur son tablier avant de récupérer dans la poche la pince. Elle l’accrocha à son oreille et empêcha Malwene de la retirer.
-. Malwene, je l’ai choisie pour qu’elle aille avec ton pelage !
- Et combien de fois t’ai-je dit que tu ne connaissais rien à la mode ?
- Juste assez pour que je fasse attention à la couleur ? Elle se fond très bien avec ta fourrure, tu ne vas pas me dire que ce n’est pas joli?!
Pour appuyer ces dires elle prit le premier plateau qui lui passa sous le museau et le planta devant sa sœur qui s’admira dans le miroir improvisé. Mais comme l’ainée soupira Hava décida de jouer la corde sensible.
-. C’est moi qui l’ai faite, elle est jolie non ? Tu ne vas pas la garder ?
- Si, bien sûr. C’est une très jolie pince Hava. C’est juste, tellement dommage que tu n'utilise pas plus tes capacités pour,
- Malwene ! On a déjà eu cette conversation, il me semble ?
- …
- D’ailleurs, je comptais en faire des variantes avec des pâtisseries miniatures. Pour que ceux qui aiment particulièrement l’un de nos produits puissent l’avoir en bijoux, sous différente déclinaisons.
- Tu en as parlé à Liliana ?
- Oui, elle m’a déjà dit qu’elle en voudrait un de chaque!
En y repensant Hava ria, se souvenant de la tête de sa sœur devant les premiers tests ratés que Liliana avait failli manger.
- Vous parlez des bijoux/pâtisseries ? On va le faire hein Malwene ?!
- Je ne sais pas trop… Qu’es qu’il faut pour les fabriquer ?
- Bha, de quoi faire les pâtisseries, plus de la paraffine très pure pour qu’elle soit bien transparente et peut être des petits ustensiles sur mesure mais ça il faudra sans doute mieux que je les bricoles exprès…
Malwene sembla hésiter un moment avant d’éluder la question en la remettant à son retour. Elle donna quelques dernières directives avant de les embrasser comme chaque fois qu’elle partait pour plusieurs jours. Hava détester ça et l’ainée le savait mais elle continuer son rituel malgré tout. En fait Malwene était exactement comme elle avec sa chanson… Zut, maintenant qu’elle y pensait Hava détestait cette idée et ces implications.
Enfin comme sa sœur était partie Hava retourna vers les tables et regarda le travail des deux nouveaux en retournant vers le four. Elle fit un mouvement de tête appréciateur et regarda si le vieux monsieur capricieux tourner correctement. Comme tout avait l’air de bien aller Hava se remit a chanter et très vite tout le monde la suivit. Liliana se joignit aussi à eux et on entendait même quelques clients quand la porte de la cuisine s’ouvrait.
Ca aurait quand même était dommage que le jour ne gagne pas.

Spoiler: show
Audrey S.

Nous parlons de souvenirs, d’une époque où on l’appeler encore seulement « S ».
Cette histoire commence au moment où le soleil se couchant une fois de plus, nimbait la terre et la mer d’une nuance blafarde rendent indistinct les autres îlots de l’archipel où elle vivait au moment où commence cette histoire. Sur ce promontoire rocheux dont elle avait fait son refuge, loin du silence glaçant des habitants de l’île principale où elle avait tous ces souvenirs.
S, puisque tel était encore son nom, regarder le soleil descendre lentement. Le jour était sur le point de finir, alors elle était remontée sur le rocher qui surplombait toute sa petite terre.
Un gros bateau avait accosté et on avait accepté de l’embaucher pour décharger son contenue.
Avec ces larges ailes et sa musculature apparente elle trouver assez facilement à travailler comme aconier. C’était d’ailleurs à peu près le seul emploi qui lui permettait de gagner de l’argent, quand il n’y avait pas de bateau elle devait chasser ou pêcher par elle-même car aucun villageois ne l'aurait embauché.
Pour autant qu’elle se souvienne, elle avait toujours vécu ici et elle avait toujours était seule. Des parents ? Aucun. Des amis ? Pas un seul, pas d’enfant de son âge et plus petit on leurs avait dit quelques chose d’effrayant car ils la fuyaient comme la peste. Les grands, les autres adultes, ils la regardaient mal quand elle passée, ils ne disaient rien mais avec leurs têtes, pas vraiment besoin…
Es qu’elle avait été une enfant terrible, faisant bêtise sur mauvais coup pour expliquer cette animosité ? Pas même, les quelques coups qu’elle avait donné avait servie à lui sauver la vie, jamais elle n’avait donné le premier mal.
La nuit maintenant était tout à fait descendus, seuls les bruits de la jungle faisaient sa musique. Ça en aurait sans doute effrayé plus d’un, de ces gros matelots qui connaissait la mer mais non ces terres lointaines. Pour elle s’était rassurant si les animaux ne se cachaient pas alors c’est qu’aucun danger ne remonter du port ou du village. Elle regarda la lune et son reflet sur la mer, cet horizon lointain, les mêmes questions tournées dans sa tête. Des questions qui la hantait depuis les premières pensée dont elle se souvenait. Questions qui semblaient devoir rester pour toujours sans réponses.
Le jour suivant avait été plutôt calme, juste quelques mots avec les soulards, rien d’inhabituel. Le bateau resterait quelques jours mais on n’aurait pas besoin de ces services avant le dernier, pour le remplir mais on ne l'emmènerai pas, aucune femme sur la mer, c’était la mort et la malédiction pour les fous qui s’y risquait. Alors elle était repartie dans la jungle pour trouver quelques choses à manger et mettre en sûreté ce qu’elle avait gagné la veille.
Elle suivit le sentier de biche qui menait à la cascade, la fine ligne d’eau qui en découler descendait jusqu’au village, dans un puits qui parfois devenait saumâtre.
S regardais encore le jour se coucher du rocher, elle avait seulement attrapé une sourie et cueilli quelques fruits. Quel âge avait-elle ? C’était une question qui l’as hantai… Elle avait sa forme adulte sans avoir l’aire « veille », ce qui laissait une marge de possibilité conséquente. Es qu’elle avait eu un nom ? Ici on l’appeler « S » parce qu’une des arabesques de son corps en avait la forme… enfin, on la sifflait plus qu’on l’appeler avec un nom pareil.
La nuit se referma sur elle avec un soupire glaçant et le cri d’un Casoar plus loin dans la jungle. S tendit l’oreille mais les bruits étaient habituels, elle ferma les yeux, tranquillisée.
Le bateau finit par reparti, personne ne pouvait dire quand serait le prochain. Assise sur le port elle se reposer en sculptent un petit poisson à l’aide d’une de ces griffes. Quand les regards se firent trop insistants sur sa nuque elle déploya ses ailes et s’envola vers la cascade. Le vieux crocodile qui vivait là se dorer au soleil, la gueule grande ouverte tandis qu’à une bonne distance un groupe de cacatoès étaient descendus boire. S s’immobilisa à 6m du sol et à l’aide de la plus fine de ces serres elle retira la terre puis la pierre. Révélant une petite boite en bois brut, sculpté d’oiseaux et de lianes. Elle l’avait confectionné elle-même, elle l’ouvrit et déposa les deux pièces argentée que lui avait données le capitaine.
Les mois qui suivirent furent vide de sens, elle guettait l’arrivé d’un nouveau navire matin et soir, s’absentent que pour aller chercher à manger. Les villageois l’avaient cherché quelques fois sans arriver à la trouver parmi les eaux de la rivière, ses écailles ventrales la cachant très bien et les ailes dissimulée par son corps. Ca arrivait de plus en plus souvent depuis qu’elle avait quitté sa forme d’enfant et ils finiraient bien par se rendre compte de la supercherie…
Le crépuscule était revenu, sur le promontoire S réfléchissait à un moyen de quitter l’île.
Elle avait déjà essayé de voler mais elle s’était épuisé et les courant l’avait ramené ici. Tous les îlots étaient habités par les mêmes âmes virulentes à son sujet mais les territoires étaient plus petits. C’était ici qu’elle pouvait le mieux se cacher, c’était ici qu’elle avait son refuge, le lieu d’où l’on voyait en premier tout ce qui arrivait de la mer. C’était là qu’elle avait toujours fini par revenir.
La nuit avait été mouvementée, S lécher la plaie de sa cuisse sur le rocher et l’aube était en train de se lever quand elle distingua des voiles blanches sur l’horizon.
Ça tombait mal, avec sa blessures elle n’allait pas pouvoir gagner autant d’argent, elle descendit quand même sur le port, elle pourrait toujours se servirent de ces ailes et ces pattes avant. Tandis qu’elle portait une des caisses vers le sol elle vit descendre du navire un flamiris aux ailes atrophié. En fait, ce type était, un flami-dodo ? Elle lança un regard vers le village en imaginant la tête du type et des villageois quand le dodo découvrirait qu’ici ces paires étaient en basse court avec les canards et les oies…
Comme attendu le capitaine ne lui avait donné qu’une seul pièce d’argent, fichus radin.
Elle avait réussi à attraper un cacatoès à la cascade et avait réussi à trouver quelques noix de macadamia, sont petit péché mignon. Le ciel était d’un violet magique quand tous les bruits s’éteignirent dans son dos. S se releva précipitamment mais c’est le flami-dodo qui sortit des arbres. Ils restèrent un moment interdit avant qu’il ne lui sourit et entament la conversation.
-. Vous devez avoir une jolie vue.
- Oui.
- Vous nous avez vus arriver tôt.
- Oui.
- Pas très causante, j’imagine que l’animosité du village y est pour quelque chose.
- J’me méfie.
- Ca se comprend vus les circonstances. Je dois avouer que j’ai été très surpris de savoir que vous étiez la seule flamiris des alentour.
S le détailla, d’un certain âge, quelques poiles blanchissant, habillé d’une tenue complète. Il devait être très riche, ici seul une ou deux familles avait des habits complet, les autres n’avaient qu’une tunique. Une canne avec un crâne de Djaalin en or, un monocle et une montre de la même matière. Une petite sacoche en cuir duquel pendait une boussole. Devant son silence le dodo reprit :
-. Puis-je vous rejoindre ? J’aimerai parler de manière plus confortable.
- Mais, comment vous allez faire ?
La falaise qui lui servait de refuge été séparée de l’île par 30 bon mètre de long, de quoi rendre l’endroit inaccessible aux espèces terrestre. L’histoire voulait que la foudre soit un jour tomber en pleins sur la mégalithe qui tenait la falaise. Avec le temps et les moussons, la pierre fracassée avait fini par s’effriter. Une fois le rocher casser en deux bout, la terre en dessous avait suivi la cession jusqu’à crée se dénivelé infranchissable. De plus les parois étaient trop abrupte et sans accroche pour être escalader. Quelques-uns avaient tentés, ils avaient abandonné ou était tombés, de plus ou moins haut, se faisant plus ou moins mal. En tout cas, ce type-là, avec ces ailes atrophiées, il ne risquait pas de passer…
-. Vous pensez à mes ailes. Ne vous inquiétez pas pour ça. J’aimerai faire du feu, je voie que vous n’en n’avez pas l’utilité mais j’ai l’habitude d’un certain confort.
- Vous avez quoi dans la sacoche ?
- De quoi écrire, papier et stylo. Instrument de mesure, poix et règles, un petit couteau aussi mais rien que vous n’avez à craindre. Je n’ai aucune intention belliqueuse.
- Qu’es que vous êtes au juste ?
- Un scientifique, particulièrement un anatomiste spécialisé dans l’évolution de flamiris. C’est ce qui m’a amené ici d’ailleurs.
- … Bon, d’accord
- Merci
Il lui passa quelques branches et petits bois puis il lança sa canne dans le vide devant le visage sidéré de S mais l’instrument de déplia en une sorte d’échelle qui relia les deux bords. Le dodo, très fier de son effet traversa en souriant et arriva jusqu’à elle.
-. Vous voyez le problème des ailes est très surfait. Aucun des villageois n’as eu l’idée d’une échelle pour vous atteindre ?
-. Non
- Hé bien, vous avez eu de la chance.
Il fit un feu avec deux cailloux et comme S le regarder comme s’il était fou il lui expliqua les particularités du silex se frottant à la pyrite. Une fois installée confortablement devant le feu il commença à lui poser des questions sur elle et ce dont elle se souvenait. Ce petit interrogatoire ne les mena pas très loin.
-. Voilà qui est singulier…
- Dans quel sens ?
- Si peu d’information sur vos origines mais je dois pouvoir vous aider à avoir quelques réponses.
- Pour de vrais ?
- Bien sûr, il faut juste que je prenne quelques mesures si vous permettez.
- Des mesures ? De près ?
- D’un point de vue purement scientifique, je ne me permettrais pas !
- … D’accord.
Le vieux flamiris sortit un carnet et un stylo de sa sacoche ainsi qu’un mètre souple qu’il déplia. Ils se mirent debout et il prit ces mesures notant tout sur ces pages blanches. Il fit aussi un croquis la représentant et nota l’intégralité de ces marques naturels et cicatrices.
Quand il eut fini il lui montra la double page qui lui était consacrée et pointant du stylo différent point en lui expliquant :
-. Voyez, ces points-là de votre squelette vous classe dans les flamiris les plus « moderne » si on peut dire, la taille de vos cornes sont particulièrement significative.
La couleur de vos ailes et les marques lumineuse de votre corps ainsi que vos couleurs bleue, places vos origines entre Elonia, Aquahana et Renarhim. Bien que sans autre information nous ne pouvons être sûrs de rien.
-. Es qu’, es qu’avec ça vous pouvez savoir mon âge ?
- C’est vrais que vous ne le savez pas, voyons. Je dirais 20 ans à peu près. Certainement pas plus et si moins vraiment de pas grand choses.
- J’ai 20 ans…
Le dodo lui laissa quelques instants de silence mais finalement c’est elle qui reprit la parole.
-. Très bien qu’es que vous voulez savoir.
- Vous saviez ?
- Quelqu’un d’aussi riche que vous qui fait quelques choses comme ça, juste pour la science ?
- Ha, ha, je suppose en effet. Je chercher des traces de flamiris plus vieille, bien plus vieille. Quelques choses comme des ruines. S’il y en a ici vous êtes surement la seule à le savoir.
Ceci dit, je tiens à préciser que je n’ai mentis sur rien et que mon intérêt scientifique n’est pas feins.
-. Hm… Votre curiosité est dut a votre apparence ?
- En effet, mon père m’a ramené avec lui et si j’ai très peu de souvenir en sa compagnie je me souviens qu’il m’adorait. Ce qui n’était pas le cas du reste de la famille, j’étais que le « petit bâtard qu’il avait ramené de voyage ».
- Vous n’avez donc pas connu votre mère.
- En effet, dès que mon père est mort ma famille a voulu se débarrasser de moi sous prétexte qu’avec une apparence comme la mienne, je ne pouvais pas être de leur lignée. Ils prétendaient que je n’étais sans doute qu’un œuf que mon père avait ramené sur le continent par pitié.
- Ils vous ont abandonné alors ?
- Ils ont voulu mais une de mes grandes tantes m’as accueilli en disant que lien du sang ou pas mon père m’avait élevé comme son fils et que c’était donc ce que j’étais et qu’elle ne comptait pas m’abandonner. J’ai n’ai dut qu'à sa gentillesse de pouvoir suivre des études scientifiques. Comme vous pouvez vous en douter je me suis spécialisé dans les flamiris pour pouvoir prouver que j’étais bien le fils de mon père.
- Vous avez réussi ?
- Oui, au grand dam de mon oncle qui avait mis la main sur l’argent de mon père. J’ai pu reconquérir mon titre, mes terres et la fortune familiale. Malheureusement ma grande tante vint aussi à mourir et étant le seul bénéficiaire de son testament je gagnais encore en richesse de toute sorte. C’est grâce à leurs générosités que j’ai pu monter cette expédition.
- Donc vous voulez retrouver les traces de votre mère puisque vous avez réussi à prouver le côté de votre père.
- C’est en effet une façon assez juste de présenter les choses.
- Ces ruines sont sensée vous dire si vous venez d’ici ?
- C’est ce que je pense mais ça pourrait très bien m’apprendre autre chose, prolongeant mon voyage vers l’ouest.
- …
- Vous hésitez ? Ho, ne faites pas cette tête, je ne le prends pas mal. Il est très compréhensible vus la manière dont vous avez été traité par les gens d’ici que vous soyez très méfiante.
- En fait je ne sais même pas si c’est vraiment ce que vous cherchez…
- Je doute que vous puissiez confondre un mur naturel avec un mur construit.
- Je vous y mènerai quand même. De tout façon personne sur cette île ne peut savoir à votre place si c’est bien ce que vous vouliez.
- Je vous remercie.
- Mais surtout n’en parler à personne, sinon les villageois risque de venir pour tout détruire.
- Oui, je comprends, je vous retrouverez ici demain matin alors.
- Non, c’est moi qui vous rejoindrez avant ça, quand vous serez seul.
- Hm, donc si je ne vois pas c’est que je ne suis pas seul.
S fit « oui » de la tête et le dodo se releva, la salua et lui souhaita la bonne nuit avant de redescendre vers le village.
Ils leurs fallu trois jours pour que le dodo ne soit plus suivi et le quatrième quand S vint le rejoindre au détour d’un sentier il ne cacha son soulagement.
-. Pas que j’aime pas cette jungle mais je commençais à en avoir un peu marre de passer mes journées à marcher au hasard.
- Je vous guide cette fois.
Ils arrivèrent assez rapidement à la cascade, il faut dire qu’avec ces ailes, il avait musclé ses jambes de façon spectaculaire.
-. Ne suis-je pas venue ici avant-hier ?
- Si, mais les villageois aussi connaissent cette endroit, ils y viennent quand le puis devient saumâtre.
- Hm, c’est donc d’ici que vient l’eau douce de l’île.
- Oui, vous pouvez monter jusque-là ? Demanda-t-elle en indiquant une anfractuosité dans la paroi à 5m du sol.
- Je pense que oui en grimpant dans cet arbre.
Pendant qu’il se hissait S fit un tour de garde pour vérifier qu’on les avaient pas suivi et revint juste au moment où il s’assit sur une branche proche. Elle le rejoint en deux coups d’ailes et retira la terre puis la pierre. Elle retira le coffre et lui dit de regarder à l’intérieur, derrière la couche de terre on pouvait distinguer un mur construit.
-. Par contre, je ne sais pas du tout s’il y a une ouverture…
- Et on ne peut pas retirer la terre sinon tout le monde le verra. Comment cette paroi a pu finir recouvert de terre ?
- Soit elle a été enterrée soit des cendres non ?
- Possible en effet, je ne suis pas expert en géologie. En tout cas c’est une chance qu’aucun villageois ne se soit douté de rien. Redescendons et regardons aux alentour si nous pouvons trouver un passage quelques part.
Ils ne trouvèrent rien le premier jour mais le deuxième S trouva une partie branlante à une bonne hauteur. Elle porta le scientifique jusque-là et avec précaution ils re-tirèrent une dalle assez grande pour qu’ils puissent se faufiler à l’intérieur. Avec une torche ils purent distinguer les parois qui les enserrés.
-. Il semblerait que le bâtiment soit sur un angle. Ce qui est assez étrange et ne facilite pas notre progression.
- Sur quoi marchons-nous ?
- Ca ressemble à une tapisserie murale mais elle est trop abîmée pour y voir quoi que soit. Nous somme, semble-t-il pas les premier à marcher dessus.
- Et ils avaient de la boue sur les pattes.
- Serte. Nous arrivons à une salle, mais je n’en vois pas le fond.
- Je vais aller chercher une liane solide et aussi longue que possible.
- Très bien, prenez cette torche, je vais en allumer une autre. Voilà, je vous attends là.
Quand elle revint elle attachat la liane à une tringle encore accroché et tandis que le dodo descendait elle porter les deux torches en le suivant de près pour qu’il voie ce qu’il faisait. A chaque fois qu’ils croisaient un dessin vaguement identifiable le scientifique s'arrêter pour en faire une reproduction.
Tous les caractères qu’il pouvait croiser, le moindre détaille jusqu’à ce qu’ils arrivent en bas. Ou plutôt sur le mur mais c’était au final à leurs avantages car ils pouvaient plus facilement voir ce qu’il y avait sur dessue en y marchant plutôt que de tendre le coup. Certaines parties étaient détruites, d’autres recouvertes de boue ou le temps avait tout aplanie. L’un dans l’autre ils trouvèrent assez peu de reste utilisable mais notèrent tous avec grande précaution. Ils trouvèrent deux autres pièces, une aussi grande que la première et la dernière très petite dans lequel un artéfact magique créé en continue de l’eau douce qui remplissait la pièce puis sortait par un trou assez haut mais moins que l’ouverture de l’intérieure ou ils étaient arrêtés.
-. La cascade.
- Oui, voilà d’où elle vient. Il vaut mieux sortirent, si jamais quelqu’un est de l’autre côté il pourrait nous entendre.
Ils revinrent dans la seconde pièce et notèrent tous ce qu’ils purent trouver de lisible voir intacte pour une partie de la frise la plus haute que le flamiris redessina aussi fidèlement que possible compte tenue du temps passé et de la faible luminosité. Toutes les autres portes était boucher par des éboulements ou par de lourds battant inamovibles. Quand ils essayèrent de retirer une pierre du mur comme ils avaient pour entrer tout se mit à tremblaient et ils remirent tout en place sans demander leurs restes. Après quelques secondes d’appréhension le bâtiment sembla bien vouloir tenir le coup et ils se regardèrent et soupirèrent de soulagement simultanément.
Ils restèrent encore quelques heures pour tout re-regardez, vérifier de n’avoir rien oublié puis enfin ils finirent par décider de partir. Ils remontèrent à la liane mais la laissèrent sur place dans le cas où ils reviendraient. Ils prirent tous deux une grande inspiration en sortant de l’édifice, refermèrent avec précaution l’ouverture avec la dalle puis la terre.
Comme ils ne cessaient de parler ils se retrouvèrent sur le rocher d’S et allumèrent un feu avant de s’en rendre compte. Ils en rirent et recommencèrent à parler de tout ce qu’ils avaient vus. Comme la nuit était tombé, ils ne se nourrir que de quelques fruits et s’endormirent assez vite. Le lendemain ils retournèrent à la cascade, évitent le coté ou se réchauffé le crocodile la jeune flamiris alla à la pêche aux dipneustes tandis que le vieux dodo profiter d’être enfin à la lumière pour mettre de l’ordre dans ces notes. Il y avait vraiment peu de matière une fois remis au propre mais les dessins étaient bon et clair. Quand elle revint avec le repas il avait fini de tout revoir.
-. Alors qu’es que vous avez tiré de tout ceci ?
- Comme je le disais hier, je suis très surpris de ne pas avoir trouvé d’ossement, cela tend à prouver que malgré les affrontements tous ont survécu mais ça rend encore plus inexplicable qu’il n’y aucune autre trace de ces premiers habitants autre part sur l’archipel.
- S’il y en avait ils ont peut-être était détruit par les autres quand ils se sont installer.
- J’en doute, les trois jours que j’ai passé là-bas j’ai demandé aux anciens s’ils savaient quelques choses. Ils ont dit ne rien savoir et ils ne semblaient pas cacher quelques choses contrairement à quand je leurs ai posé des questions sur toi.
- Hm… Donc ils ne vont rien dit sur moi ?
- Non, ils devaient se douter que j’étais monté te voir et que je te reverrais, du coup ils ont éludé toutes mes questions.
- Dommage, j’aurai bien voulut finir par savoir ce qui les effraient t’en chez moi…
- Moi aussi. En tout cas de ce que je peux dire avec certitude c’est que se sont bien des flamiris qui était les premier à vivre ici. Sans doute ont-ils fait le voyage en plusieurs fois et venaient de plusieurs endroits ce qui explique la diversité d’espèce qu’on trouve ici.
En combinant les différentes partie intacte j’ai dessiné ce à quoi ils devaient ressemblait. Tu vois leurs cornes sont beaucoup plus grande et recouverte de plume, presque comme des ailes. Ce qui reste chez nous, ne sont donc pas des « cornes » à proprement parler mais des moignons à l’os exposé.
-. Heurk, c’est un peu crade dit comme ça.
- Moui, un peu… Étonnamment leurs plumes semble très rembourrée de duvet comme pour les protéger du froid.
- Il parait que certain ont un plumage comme ça dans d’autre région du monde.
- Oui dans les zones de grand froid mais ici le climat est plutôt tropicale. Ceci dit il est possible que celui-ci est changer ou qu’il y est eu une montagne qui est disparu.
- La disparition d’une montagne n’est pas le genre d'événement qui pourrait avoir couché le bâtiment ?
- Si, si ça a été une disparition soudaine. Ça pourrait expliquer qu’on est retrouvé aucun corps, s’ils se pensaient en sécurité en hauteur et que la montagne à disparue dans la mer.
Ceci dit je ne sais s’ils ont disparu il y a si longtemps que ça. Certain bout de fresque représente des objets moderne et celui-ci ressemble beaucoup à un navire comme on les construisait il n’y a pas si longtemps.
-. Mais on ne peut pas savoir qui ils étaient ou comment ils vivaient.
- Non, d’ailleurs ils semblent avoir quand même disparue depuis 100 ou 200 ans.
- Donc je ne suis pas une de leurs descendantes…
- Peut être que si, regarde ce dessin-là, les dessins sur son corps, même s’ils sont très abimés car ils devaient être très délicat, ne ressemble-t-ils pas au tien ? Et sur celle-ci on dirait que les écailles était bleue et celui-là on dirait qu’il était violet, si on essaye de visualiser ce bout de frise, on dirait un rassemblement.
Qui sait si plusieurs familles ne se sont pas allier, avec un mariage ou d’autres rites ? Le plus troublant c’est tous les textes ont été soigneusement détruit, volontairement j’entends.
-. Alors on les aurait éliminés ?
- C’est une possibilité mais peut-être aussi qu’on a seulement voulu effacer leurs souvenir bien après leurs disparitions. Si on avait vraiment voulu les détruire nous aurions dû retrouvés des corps.
- Hm, on tourne en rond. En effet, il est littéralement impossible de savoir vus le peu de matière dont nous disposons.
- On n’a pas non plus retrouvé de trace de flami-dodo…
- Ce qui ne veut pas forcément dire grand-chose.
- Vous êtes un optimiste.
- Bien sûr, on ne part pas pour un voyage au bout du monde à la recherche d’une réponse qui n’existe peut-être pas et dans lequel on a des milliers de chance et de manière de mourir sans être profondément optimiste.
S ria un moment de cette affirmation puis un silence reposant se répandit entre eux.
-. Tu sais, je n’aime pas t’appeler par une lettre, ou tant cas, pas par celle-là, j’ai l’impression de te sifflet. Tu ne voudrais pas te choisir un prénom digne de ce nom ?
- Pourquoi faire ? Personne ne s’en servirait.
- Moi si.
- Vous ? Vous allez repartir demain ou après-demain.
- C’est vrais mais je me disais que tu pourrais venir avec moi.
S se releva et regarda le vieux dodo. Il était sérieux.
-. Combien de temps encore échapperas-tu aux villageois ?
Elle se mordit la lèvre.
-. Je ne sais pas. Mais c’est impossible, aucun marin ne m’acceptera à son bord.
- Je suis un vieux scientifique avec un caractère bien trempé, généralement considéré un peu fou, je fais monter qui je veux sur mon navire.
Elle ria encore.
-. Alors pourquoi je vous trouve aimable et saint d’esprit ?
- C’est sans doute que tu es un peu folle toi-même.
Il lui fit un clin d’œil et ils rirent un moment avant que le silence revienne.
-. Je suis sérieux tu sais. Pour la proposition et pour le nom.
- Merci.
- Dit moi que tu vas venir. J’ai vraiment peur de te laisser là avec ces sauvages.
- Si je pars je ne reverrais jamais cet endroit, c’est ici que j’ai tous mes souvenir, c’est ici que j’ai mon refuge.
- Regrettera-tu cet endroit et tes souvenirs ?
- Non, sans doute pas. Je ne sais pas. Je ne sais rien du monde d’où vous venez.
- Je viens du même que le tien.
Oui, oui d’accord, je sais ce que tu voulais dire. Mais je ne te laisserais pas toute seule dans le grand bain, je t’accompagnerais. Aussi loin que je pourrais du moins.
-. Vous n’êtes pas si vieux.
- Je le suis sans doute plus que tu crois.
- Vous m’emmenez ?
- Je t’emmène.
Une larme, unique et silencieuse coula sur la joue d’S.
-. C’est pour ça qu’il faut te choisir un prénom. Un beau prénom !
- Je n’ai aucune idée. Vous en avez un en tête ?
- C’est vrais que j’y ai pensée mais je ne veux pas que tu te sentes obligé d’accepter.
S fit non de la tête alors il reprit.
-. Les prénoms ne servent pas qu’à rendre la communication plus facile, ils peuvent aussi dire quelques choses de nous. Mon père m’as appelé « Fabio » parce que ma famille, sa famille, se vente d’être issu de la (très) longue lignée d’une famille remontant à presque 1000 ans. La famille « Fabius » et Fabio veut justement dire « de la famille Fabius ».
- Tu veux dire que tu t’appelles Fabio Fabius ?
- Non, au fils du temps le nom de famille à changer. Heureusement sinon ça aurait fait une sacrée redite. Mais il n’empêche que ce prénom disait au monde entier que j’étais de cette lignée. Même si ma famille m’avait renié, je serais resté une tâche dans leurs annales.
- Hm… Comme s’il te protéger autant dans la vie que dans l’histoire.
- En effet.
- Et tu vois un truc comme ça pour moi ?
- Oui, même si c’est moins spécifique mais il y a de bonne chance que tu sois une descendante de ce peuple. Or la seule chose dont on peut être presque sûr c’est qu’ils étaient haut placés, sans doute une sorte de royauté. Et il se trouve que dans la première langue que parlait le peuple, là où je vis, le prénom « Audren » signifie justement « royal ». Mais ça manque un peu de féminité, alors on l’a dérivé en « Audrey ». Je trouve que ça te va assez bien.
- …
- Tu ne dis rien.
- J’aime bien Audrey, on dirait que je dis « au grey » et gris c’est la couleur du ciel qu’on peut voir quand le soleil se couche de mon refuge.
- Un souvenir a emmené partout avec toi.
- Oui, se prénom me plait de plus en plus.
- J’en suis ravis Audrey.
- Ceci dit, ça va me faire bizarre de ne plus me faire sifflet…
- Si tu veux tellement garder se S, pourquoi ne pas en faire un faux nom de famille ?
- Comment ça un faux nom ?
- Dans les villes il arrive assez souvent qu’on coupe les prénoms ou les noms, comme J.J.Abrams, M.Shelley, D.S.K, J.F.K, J.Lo…
- Ça sert à quoi de si bien choisir ces prénoms si c’est pour pas s’en servir ?
- Ha, ha, c’est une bonne question ! Mais pour toi, Audrey S. Ca fait croire que tu as bien un nom de famille même si ce n’est pas vraiment le cas.
- Audrey…
- Je vois que tu l’aime bien.
- Audrey S.
- Tu en es si fière que ça ?
- J’ai un prénom et presque un nom, c’est plus que ces 20 dernières années.
- Tu marques un point jeune fille, tu as bien le droit d’en profiter.
Aller, va chercher ta boite aux trésors, il est temps d’aller dire au capitaine que tu fais désormais partie du voyage.
Audrey, puisque c’était maintenant son prénom et le nom qu’elle devait garder dans l’histoire, se leva et alla chercher la petite boite en bois puis replaça la pierre et la terre dans l’espoir que personne ne sache jamais rien du bâtiment en dessous.
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Messagepar Girlpower » 13 Sep 2018 22:57

Gothie (Catégorie 2) = 2ème place
J’aime beaucoup ce que tu as écrit pour Ombre et Silver, guidés par Minuit et Airi ! Je trouve que tes textes amènent une certaine note de magie quand tu les racontes. J’ai beaucoup voyagé, dans mon esprit, quand je les ai lus. Tu fais également transparaitre une émotion quand tu expliques, dans le texte de Silver, que cette dernière a pris peur lorsqu’elle a vu Ombre la regarder. Je suis vraiment très contente de lire qu’ils se retrouvent et restent là l’un pour l’autre. ^-^
Merci infiniment pour tes quatre histoires ! J’ai adoré les lire, vraiment.
Les lots => 2 fonds + 3 créatures échangeables
Spoiler: show
Ombre

Les paysages de se monde sont bien sombre la nuit avec un vent frais qui traverse les arbes et nuages de l'horizon. Si vous êtes chanceux peut-être verrez-vous un étalon bien particulier qui semble vouloir poursuivre les nuages. Les gens des alentours l'on surnomé Ombre. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce dernier ressemble a une ombre galoppant dans les prairies et autre paysage de ce pays. La seule chose qui vous permets de le voir est le reflet de la pleine lune sur sa fourrure aussi noir que la nuit et cette brume qui semble le poursuivre a chaque pas que ce dernier fait. Il a une aparence puissante et impose le respect ainsi que le mystère de son regard nous faisans nous demander ce que cette créature recherche dans ce ciel obscure de la nuit.
Un soir de nouvelle lune il ni avait rien dans le ciel, pas de lune, ni d'étoile. Ombre se sentait bien seul dans se moment en se moment, contemplant ce ciel vide du soir. Puis quelque chose attira son attention. Une jument magnifique qui à elle seule éclairait le ciel. Son corps blanc comme neige et ses immences ailes blanc pures en fait avec les bijoux dans sa crinière on aurait dit qu'elle était plus argenté que blanche. Peu impoprte sa couleur Ombre la trouvait magnifique elle qui trnspersait se ciel sombre de sa présence iradescente. Ce dernier ne peut voler, mais ne pouvait arrêter de la regarder et fini par la suivre au galot sur les terres de ce pays. Il se demandait qui elle était et d'ou elle venait lui qui ne connaissait que la noirceur de ses lieux la jument était bien plus qu'une lumière dans son monde. Malheureusement il dit arrêter se trouvant au bout du continent et ne sachant pas nager pour la suivre dans l'océans. Malgré tout ce dernier observait le ciel chaque soir espérant la retrouver, mais rien. Cet ange blanc de pureté ne revient plus dans son monde d'ombre.
L'étalon commensait à désespérer de la revoir et ne regardait même plus le ciel, sa tête penché vers le sol. On l'entendit même dire cette nuit la dans un soupir '' Si seulement je pouvais la revoir.'' Une voix dans la nuit se fit entendre et surpris l'étalon. ''Oh mais tu le peux si c'est ce que tu veux.'' Ce dernier chercha qui venait de dire cela et vit plus loin devant lui dans la nuit une créature bien étrange et encore jamais vue par Ombre. Deux cornes tordues, des sabots avec une longue queue, mais ce qu'il remarqua surtout fut ses ailes qui semblait si fragile et pourtant si douce. '' Je m'appels Minuit. Si tu le désirs je veux bien t'aider à retrouver celle que tu cherches.'' Dit-il. L'étalon ne savait quoi dire et accepta l'offre. Il se fit dire alors de continuer vers le nord là ou les paysage sont blanc et froid. Une fois arrivé il n'avait qu'à continuer et une fois ce dernier épuisé il trouverait ce qu'il cherchait. Sans plus attendre et avec à peine le temps de remercier son sauveur Ombre courut aussi vite que possible dans la direction indiqué.
Pendant des jours et des jours sans compter les nuits, Ombre ne s'arrêta pas espérant trouver bien vite celle qu'il désirait. Tranquilement le blanc s'installait ainsi que le froid qui commensait d'ailleur à lui gelé les pattes. Son souffle visible dans l'air et son épuisement qui se faisait ressentir peu à peu. Ce dernier du ralentir un moment pendant être perdu ne voyant rien d'autre que des paysage enneigé et silencieux. La faim commensait à le tiraillé ainsi que la soif. L'étalon ne voulait pas attendre plus longtemps et continua d'un pas bien moins décidé. Après un moment l'étalon se dit à voi haute.''Jamais je ne la retrouverai.'' Un petit renard regarda l'étalon noir en faisant de petits cri puis courut plus loins en regardant que ce dernier le suive. Ombre se demanda bien ce que cette petite chose voulait et le suivit. En fait le bébé accompagnait ce dernier à son père Airi. En voyant son enfant revenir et l'étalon le suivre il demanda.''Que recherches-tu comme cela ?'' Ce dernier hésita, mais ce disait n'avoir rien à perdre. '' Je recherche une jument aussi belle que la pleine lune et brillante que celle-ci.'' Le renard réfléchit un moment en regardant l'étalon. '' Si tu recherches Silver continue dans la même direction et tu la verras au moment venu.'' Encore une fois Ombre remercia la créature pour continuer son chemin heureux de savoir être dans la bonne direction.
Son voyage continua encore plusieurs jours et le froid commensait à devenir insupportable pour lui. Tout son corps était gelé et de la glace se formait sur sa fourrure. Ses pas se faisaient lourd et lent, sa respiration courte et pénible. Il ressentait des aiguilles dans sa gorge à chaque respiration. Sa vision devenait brouillé petit à petit. Finalement son corps arrêta t tomba au sol. Il ne pouvait que regarder devant lui une larme à l'oeil en disant dans un dernier souffle. '' Silver. '' Finalement des ailes blanches pure et une crinière faisant penser à de l'argent liquide flottait dans les airs. La jument se trouvait là et descendit du ciel pour se déposer à côté de l'étalon et l'entourer de ses ailes en se couchant coller contre lui. Une voix douce dit. ''Je suis là Ombre, je suis là.''
On dit que les nuit sans lune on peut voir Ombre courir après Silver dans le ciel laissant une trainé brillante et brumeuse derrière eux rendant le paysage féérique.

Silver

Dans un pays lointain ou tout est tranquile et paisible, ce trouve une jument magnifique. On dit qu'elle est tellement pure qu'elle brille. Sa crinière ressemble à de l'argent liquide, so corps est blanc comme neige et ses bijoux somptueux. Avec ses grand ailes blanches ont peut la voir dans le ciel parmis les nuages de neige. elle à visiter bien des endroits, mais tous étaient eneigé et elle avait envie d'autre chose pour changer. La pauvre se sentait bien seule ici malgré tout les animaux qui vivait dans la foret enneiger de son enfance. Voulant quelque pour être avec elle, un partenaire de vie, une famille, vivre une aventure et découvrir des nouveaux paturages.. Un jour dans un soupir elle ce dit. ''J'aimerais bien voir autre chose, vivre quelque chose.'' Une voix vient interrompre ses pensées et la surprendre. ''Tu peux aller bien plus loin que la neige si tu le souhaites.'' La jument cherchait qui pouvait avoir dit cela et ce n'est que dans un coin sombre de la foret qu'elle vit une silouhaite. ''Qui es-tu ?'' demanda-t-elle. La créature a cornes courbées et aux ailes noires répondit. '' Je m'appel Minuit et si tu le désires je t'aiderai.'' Incertaine elle hésita, mais fini par dire. ''Tu peux m'aider à quoi ? '' Sans rien dire pendant un moment il regarda la jument pour finalement prononcer ses mots en avançant dans la lumière pour se montrer un peu plus clairement à la jument. '' Te faire vivre une aventure.'' Surprise elle était bien enthousiaste et voulu savoir ce qu'il allait dire ou faire pour l'aider. Minuit lui expliqua alors de continuer de voler au sud jusqu'à ce que la neige fond et que les arbres sont vert. Là-bas elle trouverait ce qu'elle attend et peut-être même plus si son coeur est fidel à elle-même. Sans plus attendre Silver le remercia en partant à grand coup d'ailes pour s'envoler dans le ciel vers le sud comme ce dernier lui avait dit.
Elle volla pendant des jours et des jours avant d'arrivé en pleine nuit dans un monde encore inconnue et sombre. Malgré cela elle ne vit pas une aventure en avant d'elle, rien. Que la nuit noire qui se dressait devant cette dernière et qui l'effrayait un peu ne sachant pas ce qui sortirait de ses ténèbres. Silver commensait à perdre espoire de voir quelque chose quand une brume vient attirer son attention. Un étalon courait dans les prairies et causait cette brume qui donnait un air mystérieux à celui-ci. La jument était trop gêné d'aller le voir, mais l'observa du ciel pendant un moment se demandant ce qu'il était et d'ou il venait. Quand elle vit que ce dernier la regardait cette dernière prit peur et par réflexe s'enfuis sans remarquer que ce dernier la suivait en courant au galot au sol laissant comme une trainée de poudre cette brume qui avait attiré son attention au tout début. Sans savoir ou aller Silver se dirigea vers l'océan ce qui empêcha Ombre de la suivre plus loin que la terre. L'étalon restait au bord de la falaise à observé celle-ci s'éloigné pour devenir de plus en plus petites éclairé par la lune qui lui fraillait un chemin dans cette nuit bien sombre.
La jument rentra chez elle ensuite n'espérant pas revoir ce pays ou même l'étalon. Elle ne savait pas pourquoi elle avait fuit surtout que trouver et rencontrer de nouveaux animaux était ce qu'elle désirait. Un petit renard vient la voir après avoir entendu des sanglots. Le petit s'installa contre Silver pour la consoller sans savoir quoi faire quand son père arriva. Airi vient récupérer son petit et demander ce qui n'allait pas. '' Que ce passe-t-il Silver ? Tu semble bien triste.'' La jument hésitat, mais expliqua ce qu'elle avait vécu et Airi comprenait, mais ne pouvait l'aider. Il pouvait simplement lui dire de continuer a vivre et si le destin veut ils se reverront. Ce dernier lui dit également le nom de cette étalon. Il avait entendu parlé d'Ombre, l'étalon qui courait dans la nuit et toutes les histoires que les humains et animaux disent sur lui sans savoir si tout était vrai, mais s'ils se revoient Silver pourra lui demander elle-même en personne. Elle réfléchit pendant plusieurs jours sans savoir quoi faire. Silver n'eut pas à attendre bien longtemps qu'un étalon fit son entré dans la foret, mais elle était hésitante ne sachant pas quoi faire ni même si s'était celui qu'elle attendait. Seulement quand ce dernier appella son nom qu'elle réalisa dans quel état ce dernier était et alla le rejoindre heureuse d'être avec lui à nouveau. ''Je suis là Ombre, je suis là.'' dit cette dernière en se couchant à côté de lui le recouvrant de son aile pour le réchauffer.
On dit que par moment on peut les voir tout les deux ensemble, Ombre en galoppant derrière Silver dans le ciel créant un mélange de brumé brillante dans la nuit éclairé par la lune qui les surveille et est témoin de leur amour naissant. Comme une protectrice qui veille sur eux toute les nuit jusqu'au levé du jour. Les voir porterait bonheure aux nouveaux amoureux ou pour ceux désireux d'aventure et cherchant l'amour qui comblera leurs coeurs.

Airi

Dans une foret enneigé jour et nuit, hiver comme été. Ce trouve un père renard et son fils. Bien des choses se passaient dans cette foret non pas enchanté, mais qui enchaterait plus d'un de ses merveilles. Une jument bien particulière vivait dans cette foret et parfois le petit renard quittait son père pour aller jouer avec cette dernière, mais la pauvre jument ne semblait pas dans son état ses dernier jours. Airi demanda alors à son fils de laisser un peu d'espace à celle-ci. Le pauvre petit s'ennuyait et cherhcait un nouveau compagnon de jeu, mais bien des créatures étaient trop vieilles pour lui ou occupé pour jouer avec ce dernier. Après des jours à tourné en rond sans savoir quoi faire même son père commensait à s'inquiéter pour lui. Il essaya alors de lui raconter une histoire pour le distraire. '' Vient ici mon petit. Papa va te raconté une histoire que j'ai entendue par des humains qui passaient dans la foret bien longtemps avant ta naissance.'' Le petit tout excité alla bien vite à côté de son père pour écouter bien attentivement l'histoire qui se promettait d'être bonne. '' Loin, très loin de cette foret se trouve un endroit ou le soleil ne brille jamais que l'on dit. Dans cette endroit bien sombre et froid ce trouve un étalon que le dit aussi beau que terrifiant.'' '' Terr..terrifiant ?'' Dit le petit renard en tremblant. Son père avec un petit rire continua. '' Oui, terrifiant. Il est noir de la pointe de son museau jusqu'à ses sabots et une étrange brume semble le suivre sans savoir le pourquoi ni même d'ou elle provient.'' Le petit fut impressionné et avait des yeux immenses à fixer son père attendant la suite de l'histoire. ''Plusieurs en parlent sans savoir si sa présence est un bon ou mauvais présage.'' Airi regarda son fils qui lui demanda si s'était vrai et que cet étalon existait vraiment et ou s'était loin, très loin d'ici. Malheureusement il ne pouvait que répondre par ce qu'il avait entendue par les humains passant par ici sans rien confirmer. Le lendemain pendant que le petit jouait non loin de son père dans la neige une ombre apparue. Il eut peur et parti en courant se cacher derière Airi qui regarda ce qui se passait. Une créature encore jamais vue dans la foret se montra à lui. Complètement de noir avec des cornes sur la tête. Le bébé renard demanda en tremblant à son père de sa petite voix. ''Pa...papa est-ce que c'est...l'étalon de brume qui vie loin loin loin d'ici ?'' Minuit eut un petit rire pour ensuite se présenté en rentrant dans la lumière. '' Navré de vous avoir effrayé. Je me présente, mon nom est Minuit.'' Le père fut bien surprit et méfiant ce demandant ce que cet animal étrange voulait. Voyant la méfiance de ce dernier Minuit expliqua alors sa présence ici dans cette foret qui lui était encore inconnue. En fait il cherhcait une jument aillé du nom de Silver. Le renard fut bien surprit d'entendre ce nom et demanda ce qu'il voulait à Silver. L'étrangé se contenta de dire. '' Lui proposer une aventure.'' Le père fut bien embêté ne sachant pas quoi faire. Son petit lui dit en le tenant par la patte. '' Papa, papa. Peut-être que ça redonera le sourire à Silver.'' Sur ce point il ne put que lui sourire pour ensuite demander à Minuit de quelle genre d'aventure il s'agissait. '' Je voudrais lui proposer d'aller rencontrer un étalon que vous connaissez déjà.'' Les deux écoutèrent en se demandant tout en se doutant de qui il s'agissait. Un seul nom fut dit et sans avoir besoin de savoir plus les deux renard savaient de qui ce dernier parlait. '' Ombre.'' Un nom parfais pour la réputation de cet étalon courant dans les plaines sombres de son pays loin d'ici tout en se camoufflant sans la brume qu'il provoque.
En soupirant Airi dut se résoudre que peut-être ce que ce Minuit avait à offre à la jument était justement ce qu'elle avait besoin. Il demanda alors à son fils de rester ici pendant qu'il allait diriger l'étrangé vers Silver. Ils allèrent donc près d'un endroit ou la jument était habituellement et il laissa Minuit faire ce qu'il avait à faire pour retourner au près de son fils. Ce n'est que peu de temps plus tard qu'ils virent, les deux renards, cette dernière passé au dessus d'eux dans une hate bien pressante. Peut-être avait-il trouvé ce qu'elle avait besoin et qu'eux ne pouvait lui offrir. Ce ne fut que plusieurs jours plus tard qu'ils la virent reveni, mais non pas heureuse plus sous le choque. En même temps elle ne semblait pas appeuré. Après un moment le père renard décida d'approcher pour voir ce que Silver avait et celle-ci lui expliqua son aventure de l'autre côté du continent loin loin d'ici. Son récit rappellait l'histoire de l'étalon qu'Airi avait raconté à son fils et voyant comment elle semblait troublé par un coeur chamboulé il décida de lui dire ce qu'elle avait à savoir. C'est-à-dire le nom de cette étalon muystérieux qu'elle avait rencontré et était tombé amoureuse sans même s'en rendre compte elle-même sur le coup de la surprise. aussi tôt le nom connue de la jument elle alla voir l'élu de son coeur pendant que le renard la regardait partir avec un sourire.
Depuis il veille sur elle et lui souhaite bonne chance quand celle-ci part pour loin très très loin rejoindre cet étalon. Comme un père veillant sur sa fille il lui souhaite du bonheure et de revenir les voir de temps à autre pour s'assurer de son bien être. Son fils à peut-être perdu une amie, mais voir le sourire enjoué de cette dernière en vallait bien la peine celon le petit qui la trouvait encore plus rayonnante que d'habitude.

Minuit

Dans l'ombre du monde ce trouve une créature ni mauvaise ni bonne. Certains ne savent même pas si elle existe vraiment ni même sa forme. Certains disent que c'est la mort d'autre un présage de changement. Ce qui est certain est que quand vous voyez une créature noir avec des cornes se promener dans l'ombre des arbres des forets de ce monde vous êtes près de changement bon ou mauvais seul le temps peut le dire. Cette ombre décida qu'il était temps de changement et de faire bouger les choses un peu. Par ennuis ? Personne ne sait, mais ce qui ets sûr est que ce changement fut favorable pour plus d'un. Sa première visite fut à un père renard et son fils. Il demanda son chemain pour trouver une jument bien particulière qui vivait dans ses bois enneigé. Celui-ci pouvait comprendre la méfiance du père vis-à-vis de lui. Après tout il ets un étrangé apparue comme ça de nul par et demandant à voir une personne de sa connaissance. Une fois après s'être présenté et expliquer sa présence ici Airi voulut bien lui montrer le chemin.
Sa deuxième visite fut donc à cete jument du nom de Silver. La pauvre semblait bien triste et perdu dans sa solitude. Désireuse d'une vie bien différente malgré tout les bien fait qu'elle avait ici. La routine peut devenir bien ennuyeuse et cela ce dernier le savait bien. Elle aussi fut méfiante à l'apparition de celui-ci. Il expliqua ensuite ça venue en lui proposant une aventure. Puis peut-être trouverait-elle plus que se frisson de renouveau qu'elle désirait. À peine il eut fini que cette dernière s'envola vers le ciel pour partir loin, très loin d'ici. C'est avec un sourire qu'il la regardait partir devenant de plus en plus petite dans le ciel. '' Nous nous reverrons de l'autre côté, Silver.'' Dit-il pour disapraitre dans l'ombre et obscurité de cette foret enneigé.
Se déplassant dans les ombres de se monde. Traversant les forets, paturages et rivières. Celui-ci se dirigea vers sa troisième visite pour pousser se changement à arriver. La jument reparti alors laissant derrière elle un coeur bien triste et désireux d'en savoir plus. Il en profita pour annoncé sa présence à l'étalon du nom d'Ombre. Lui moins méfiant que les autres aillant déjà son coeur chamboullé par une jument magnifique qui l'avait laissé seul avec ses questions sur son continent. Il lui dit alors comment rejoindre et ou trouvé celle-ci. Ensuite il ne restait qu'à l'étalon de faire le travail qui allait être le plus dur de tous. C'est pour que Minuit retourna dans son royaume des ombres. Pour observer se changement arriver et voir l'histoire s'écrire devant ses yeux. Même un petit changement peut faire une grande différence. C'est silencieux qu'il regarda alors les deux chevaux se retrouver après des épreuves bien difficile autant physiquement qu'émotionnellement. Deux coeurs se retrouvent pour s'assembler et conatruire quelque chose de nouveaux à eux dans se monde qui lui ne semblait pas avoir bouger d'un pas. Un père et son fils découvrant que les légendes peuvent être vrai et que l'amour ne se trouve pas toujours à la porte à côté. Peut-être était-il temps pour eux aussi de regarder ailleur et voir ce que le monde à à leur offrir.
Ce n'est pas sans sourire que Minuit regarde par moment ses deux créatures magnifique galopper ensemble sur la terre et le ciel. Un petit changement, un petit évênement pour quelque chose d'aussi magnifique qui brise la routine ennuyeuse dans se royaume d'ombre ou il se sentait bien seul. Voir le bonheure des autres et à quel point un coeur peut être mit à rude épreuve pour trouver ce qu'il cherche. Un ami, une aventure, une famille. Qui sait ce que le destin nou réserve et ce que cette créature mystérieuse de la nuit qui se promène entre l'ombre des arbres des forets maniganse. Peut-être que le prochain changement sera bon ou peut-être mauvais. Qui sait, mais ce qui est sûr est que vous allez surveillé les ombres à l'avenir pour essayer de l'appersevoir en vous rappellant l'histoire d'Ombre et silver les deux amoureux de mondes bien différent qui sans un petit coup de pouce ne se serait rencontré dans cette aventure bien particulière. Peut-être vous allez être les prochains que Minuit offrira une aventure qui mettra votre vie sans dessus dessous pour se distraire même pour un court instant. Surveillé bien les ombres, on ne sait jamais ce qui peut se cacher à l'intérieur de celles-ci. Quelque chose de bon ou de mauvais, peut-être même les deux, seul le temps et l'avenir pourra vous le dire et ça sera à vous de faire le premier pas pour commencer cette aventure bien palpitante qui vous attendra. Pendant ce temps la créature du royaume des ombres vous surveille et vous garde à l'oeil pour guetter le bon moment.


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Lucine31 (Catégorie 2) = 3ème place
J’aime trop l’esprit des fées qui donnent des dons/pouvoirs aux chats ! Cela me rappelle totalement la belle au bois dormant (étant une grande fane de tout ce qui touche aux princesses). J’ai était attendris par le caractère de Forester Alana, qui finalement reste très fragile et respectueux. De plus, j’adore beaucoup les dons que chacune possède (hormis Forester Alana) parce qu’elles restent toutes gentilles, avec un cœur sur la main, en offrant leur talent à la communauté. J’ai beaucoup aimé trouver les émotions des deux autres chats quant au cri de leur sœur ! Elles se sont toutes affolées, de différentes manières, pour savoir ce qui se passait. Mais finalement, elles se sont vite remises au fourneau pour les préparatifs du mariage !
La conclusion m’a beaucoup émue vis-à-vis de Forester Alana. Finalement, même si elle ne la connaissait pas, elles sont restées serviables envers elle. Ce qui est vraiment beau. Indirectement, elles l’ont fait participer à la fête, sans pour autant l’inviter directement. J’ai beaucoup été touché par l’histoire également.
Merci beaucoup pour l’émotion que tu m’as fait découvrir en lisant cette histoire. J’ai été prise par la compassion pour Forester Alana, qui ne recherche qu’à se nourrir, par la joie de voir les trois sœurs liées entre elles, par l’amusement de voir que chacune en a fait une montagne quant au cri de leur sœur et par la tendresse que j’ai ressentie quand j’ai lu qu’elles avaient laissé une part de gâteau à FA !
Les lots => 1 fond + 3 créatures de rang 5 au choix échangeables
Spoiler: show
Forester Alana
Par une nuit de pleine lune dans le désert de Sandisia une jeune Minoushas donna naissance a trois jolies petites Minoushas, Hava, Malwene et Liliana. Cette nuit dans l’univers de Gothicat World une multitude de bébé virent à la vie. Les bonnes fées n’eurent de repos qu’au petit matin lorsque le soleil les chassa. Une forêt sombre de Renarhim une autre femelle Minoushas donna elle aussi naissance a une petite Minoushas Forester Alana malheureusement pour elles les fées ne purent lui donner un don tant elles furent occupée.
Les années passèrent et la douce mère de Forester Alana s’éteignit. C’est alors que notre jeune Minoushas pris les quelques affaire qu’elle avait et partie découvrir le monde. Elle arriva dans un village située dans un oasis de la contrée aride de Sandisia. Alors qu’elle flânée sous les palmiers les pattes dans l’eau une douce odeur vient lui titiller les moustaches. Sans s’en rendre compte elle avait les pattes et le museau collé aux carreaux d’une petite maisonnette d’où l’odeur alléchante provenait.
Forester Alana partie en courant lorsque sont regard rencontras celui d’une jeune Minoushas au pelage tigrée qui laissa s’échappée de son museaux un petit cri de surprise.
Paniquée a l’idée que ça présence soit mal vue et jugée comme voyeurisme Forester Alana ce cacha dans les petits bosquets d’épines, unique cachette que cet oasis offrait.

Hava

La journée avais commencé tôt pour hava et ses sœurs. Demain la fille du faquir de l’oasis allait se mariée et les trois jeunes Minoushas s’occuper des dessert. Lors de leurs naissance les fées, qui étaient très pressée, leurs avaient fait don du talent culinaires pour le sucrée. Ainsi des leurs plus jeune âges elles n’avaient cessé d’impressionner leurs entourage par leurs confiture, crêpes et galettes de roi.
Hava était l’experte en en crêpes ! Elle préparée la pate la plus fluide et la plus légère de toute la contrée. Certains disaient même que si les étoiles avaient un gout ce serait celui de ses crêpes.
Alors qu’elle venait voir si la pate a crêpes avais suffisamment reposé sur le bord de la fenêtre Hava ce trouva museau a museau avec une Minoushas les pates et le museau collée sur les carreaux. Elle poussa un cri de surprise ce qui fit fuir cette drôle de Minoushas. Ayant entendu son cris ses sœurs ce précipitèrent dans le salon pour venir voir ce qu’il ce passait. Apres avoir rassurée Liliana, qui commencer a regarder si hava ne s’était pas blesser, elle leurs expliqua la situation. Lorsqu’hava décrive la scène toute rirent au éclat en imaginant le visage aplatie sur la vitre la salive au creux des babine et les yeux pétillant de gourmande de cette Minoushas.
Ses sœurs ce remirent au travail mais Hava n’arrivait pas a oublier cette jeune Minoushas. Elle ce demanda qui elle pouvait être. Elle ne l’avais jamais vue auparavant. Peu être est elle de la famille du sultan et qu’elle venait pour le mariage. Apres tout de nombreux étranger étaient conviés.
La pate a crêpe étant prête hava ce dirigea en cuisine pour voir ou en était la galette que Liliana préparée. Lorsqu’elle entra dans la cuisine l’aire était emplie d’une douce d’orange et d’amande grillée.
Une immense galette, ronde et trouée, toute fumant trônais sur la grand table de la cuisine. Hava demanda a Liliana si elle pouvait lui prendre le moule affin de réaliser la crêpe géante qui une fois pliée en roses comblerais le troue de la galette.

Liliana

Si hava était la reine des crêpe Liliana était la déesse des galettes. La brioche dorée dessus juste comme il faut et mouleuse a souhait a l’intérieur. Tous était d’accord pour dire que les galettes briochée de Liliana était comme les nuages orangée au couché du soleil. Liliana réaliser aussi d’excellente galette des rois traditionnels a la frangipane mais ça c’est une autre histoire. Liliana avais passé la journée derrière les fourneaux. Elle venait de finir vérifier la cuisson de la galette brioché lorsqu’hava poussa un cri. Dans ça tête toute les scènes possible et inimaginable défilèrent. Hava c’était coupée, bruler, blesser ou bien elle avais vue une araignée ou encore elle ce faisait agresser… Liliana avais une imagination débordante et paniquer pour un rien. Apres avoir vérifié trois fois Hava malgré les affirmations de celle-ci sur le fait que tout allais bien elle l’écouta racontée ce qu’il c’était passée. Apres un fou rire du a l’image décrite de la scène et après avoir vérifié qu’hava allais bien Liliana reparti s’occupée de ça galette. Elle avait du construire un moule spécialement pour le mariage. C’était la plus grande galette qu’elle réalisée. Lorsque le petit minuteur en forme de souris ce mis a sonnée Liliana sortie pour voir si la galette était enfin prête. Elle souleva le dessus du moule, la brioche était moelleuse et une bonne odeur d’orange s’en échappée.
Elle appela Malwene affin qu’elle l’aide a rentrée la galette dans la cuisine. Apres quoi elle alla faire grillée des amandes pour préfère la décoration.

Malwene

Malwene riant encore de la mésaventure d’hava finissait tranquillement ses confiture et ses coulis qui décoraient les créations gustative de ses sœur. Dans tout le monde les habitant venais lui donner les fruits de leurs vergée en échange de confiture. Elle en réaliser de tous les parfums et adorée s’essayer a des mélange audacieux qui réussissait a chaque fois. Dans la cave les étagères sur lesquelles elle stocker ses confitures brillée de milles couleurs.
La confiture de Malwene brillait comme des joyaux au soleil et avais le gout du bonheur.
Liliana l’avais appelais pour qu’elle vienne l’aidée a rentrée la galette géante. Ce qu’elle avait fait de bon cœur.
Hava ne tarda pas a arrivée avec ça crêpes en pliée en roses. Malwene utilisa de la confiture de baie rouge afin d’ajoutée un peut de couleur la crêpe-rose. Puis lorsque Liliana eu fini de disposer ses amande griller sur ça galette Malwene déposa des fruits confit et fit coulée de fin fils de confiture glacée afin d’ornée la galette et de crée un lien entre la crêpes et la galette. Hava déposa de petite crêpe-rose sur la galette et Malwene y ajouta quelque note de confiture en variant les couleurs et les gouts.
La nuit était bien avancée et leurs ouvrage était fini. Demain avec les premiers rayons du soleil elles apporteraient le gâteau au sultan.
Le lendemain elles attelèrent leurs lapins des sable a la charrette sur laquelle elles déposèrent et attachèrent le gâteau.
Malwene marchais en tête du convoi, Hava et Liliana soucieuse qu’un accident arrive ce tenais près de la charrette prête a intervenir et sauver le gâteau en cas de problème. Tout ce déroula bien jusqu’au moment ou Malwene trébucha sur quelque choses et s’étala dans le sable. Un grognement de mécontentement sorti du buisson d’épine. Les trois sœurs ce penchèrent en direction de celui-ci. Blottie en boule la petite Minoushas qui avais effrayée hava dormais. Malwene avais trébuchée sur ça queue. Visiblement cela ne l’avais pas réveillé. Les trois sœurs ce concertèrent du regard après quoi Liliana et v partir en direction de la grande place avec leurs précieux chargement et Hava repartie en direction de la maison.
Lorsque la musique et le mariage battra son pleins et que la petites Minoushas ce réveillera imaginais ça surprise lorsqu’elle découvrira la part de galette et la roses de crêpe le tout liée par une douce confiture rouge et orange parsemée d’amande griller.

Vous l’avais surement devinée mais cette histoire que nous vous avons contée n’est que le début d’une belle amitié.
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Svp, Cliquez mes champions sous spoiler ! ♥
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Messagepar Girlpower » 13 Sep 2018 23:08

Arcencielmauve (Catégorie 2) = 3ème place
Je trouve ça génial ton idée que les fleurs, en soi tout le jardin/la serre botanique, meurent et que Gabriella ne sait pas ce qui se passe. D’ailleurs, on retrouve bien l’esprit de la lunaris : ne pas douter en sa communauté. Du coup, elle s’interroge sur la seule chose en ce qu’elle a le plus confiance : l’eau. Et elle réussit très bien à trouver le moyen pour sauver la végétation du royaume grâce à l’aide que le peuple lui fournit. J’aime vraiment beaucoup ! *-*
Pour ce qui est de Forester Alana, qui fait part de son mal-être dès le début, elle m’attendrit profondément ! Le côté aventurier la représente vraiment bien ! Au fil de l’histoire, tu racontes comment elle est arrivée au fond de la fosse. Et je suis contente qu’elle ait retrouvé ses biens que les trois lunaris lui avaient volés ! La pauvre, Forester en aura vécu des choses en une seule péripétie.
=> Enfin, pour Cassiopée, j’ai eu du mal à accrocher à ton texte. Je n’aime pas trop le côté où qu’elle est prise de court ou qu’elle n’a pas le choix de faire ce qu’elle veut. Je trouve ça dur d’être contrainte à faire ce que l’on ne veut pas faire… Je suis une fille hyper sensible, je l’avoue. Peut-être trop, puisque ce n’est qu’une histoire vous me direz… Mais ça me rend triste de lire qu’un être ne veut pas de cette vie qu’on lui a donnée… J’avoue que la suite ne me rend pas plus ravie pour elle. C’est un enfer, qu’elle vit à la suite de son « enlèvement » >.<
Je suis quand même contente qu’elle retrouve ses parents ; malgré le fait que cela soit qu’un instant ! Enfin… La pauvre petite… C’est très dur de ne pas la voir être « relâchée »…
Merci infiniment pour ta participation à ce concours ! J’ai vraiment adoré de voir ce que tu as créé pour mes deux premières petites créatures ! La troisième m’a quand même vraiment fait mal au cœur. Je te l’avoue :3
Les lots => 1 fond + 3 créatures de rang 5 au choix échangeables
Spoiler: show
Gabriella

Gabriëlla ouvrit sa porte et fut submergée par le parfum de jasmin et d'eau salée. C'était la matin : le soleil se montrait de temps en temps entre les nuages, jouant dans son royaume qu'était le ciel. C'était le genre de temps que la Lunaris préférait, entre pluie et soleil de plomb, ni trop chaud ni trop froid, et surtout, gorgée du parfum d'Aquahana.
Toute sa vie, elle avait vécu ici, sur la terre de l'eau.
La vie était en effet on ne peut plus désirable dans le royaume d'Atalia : la contrée était protégée des tempêtes et courants marins trop forts par les pouvoirs de la déesse, le travail ne manquait pas grâce aux vacanciers ainsi qu'aux cultures de nombreuses variétés de perles et enfin, grâce à la vente d'une grande variété de médicaments produits à partir de plantes aquatiques pour la plupart.
Gabriëlla s'occupait des rares plantes et fleurs terrestres qui ne poussaient qu'à Aquahana, un travail qui pouvait sembler ennuyeux et répétitif à d'autres, mais pas pour elle. La Lunaris aimait à s'occuper de ces plantes si précieuses, capables de sauver des vies et d'éradiquer certaines maladies.
Chaque jour, elle se rendait sur son lieu de travail pour arroser, tailler et répertorier le nombre de plants, leur stades de pousse ainsi que toute autre information qui pouvait se révéler utile pour préserver les fragiles trésors.
Aujourd'hui ne faisait d'ailleurs pas exception à la règle !
La Lunaris sortit et referma sa porte, puis s'engagea dans les rues animées de son quartier. Gabriëlla vivait à la limite entre le quartier des artistes et celui des commerçants, ça ne manquait donc pas d'animation !
Elle aimait se promener dans les rues, regarder un Flamiris peindre un paysage ou observer les négociations d'un Stoufix vendeur de fleurs. Durant ses temps libres, elle allait visiter les galeries et les musées, apprécier l'odeur des fruits mûrs vendus dans les étales, écouter les étudiants de musiques répéter fenêtres ouvertes, mais surtout, être entourée de gens, d'animation et de bonne humeur.
Ce matin-là, elle décida de passer du côté des restaurateurs de vitraux, cela faisait un moment qu'elle n'y était pas allée. Comme à chaque fois, elle fut éblouie par la splendeur et les couleurs des verres colorés. La petite rue était transformée en un prisme de couleur, étincelant de mille feux.
Une cloche toute proche ramena Gabriëlla à la réalité. Si ça continuait, elle allait être en retard à son travail. La Lunaris préféra décoller, le chemin des airs étant plus rapide.
Les passants regardèrent avec admiration la double paire d'ailes se déployer pour fendre les cieux nuageux. Avec son pelage clair et ses yeux cristallins, on avait souvent comparé Gabriëlla à un ange, protégeant les malades et les nécessiteux.
La Lunaris arriva bientôt aux jardins du Palais d'Aquahana, où elle exerçait sa profession dans une serre magnifique, grande comme plusieurs maisons.
Néanmoins, rien ne pouvait la préparer à ce qu'elle allait découvrir par la suite...
En arrivant près de la serre, elle vit un attroupement de créatures, chuchotant entre elles tout en regardant avec angoisse l'intérieur du bâtiment de verre. Gabriëlla eut un mauvais pressentiment, et son cœur se mit à battre plus vite tandis qu'elle se précipita vers la foule. Les créatures s'écartèrent sur son passage, et la scène qui apparut devant ces yeux la figea sur place.
Toutes les plantes et les fleurs, sans exception, étaient devenues noires et s'étaient recroquevillés sur elles-mêmes. Tout était mort, tout.
La Lunaris fit quelques pas vers la fleur la plus proche, mais ne sut que faire. Elle ne pouvait pas ramener les plantes à la vie, elle ne pouvait rien faire !
C'était ici le seul endroit où elles étaient cultivées dans tout le royaume, non, le monde entier ! Comment allaient-ils faire pour les médicaments ? Ils avaient bien des graines de côté, mais les faire pousser et atteindre la maturité voulue prendraient longtemps, trop longtemps.
Elle se précipita vers les notes faites la veille et les parcourut fébrilement, cherchant la moindre incohérence dans les données. Rameron, un Stoufix qui l'assistait dans son travail, vint la prévenir qu'ils avaient cherché dans toutes les données une explication, mais qu'ils n'avaient rien trouvés.
Gabriëlla décrocha.
Elle non plus ne trouvait pas d'erreur, tout s'était passé comme les autres années jusqu'à maintenant, rien n'avait changé, ce n'était pas normal.
Quelqu'un avait peut-être fait une erreur et ne l'avait pas mentionnée pour éviter de passer un mauvais moment ? La Lunaris regarda vaguement ses assistants. Non, elle les connaissait tous, certains depuis qu'elle était arrivée ici. Ils n'étaient pas comme ça, elle le savait...
Dans ce cas, la cause de tout cela devait être extérieure.
Elle retourna près d'une fleur avec tous les outils qu'elle avait pu trouver. Il était temps de faire une analyse en profondeur.
Rameron se proposa volontaire pour l'aider dans sa tâche. Pendant ce temps, le reste des assistants allèrent chercher les graines qu'ils avaient en stock, qu'ils ne feraient pousser qu'une fois qu'ils sauraient d'où venait le problème, si celui-ci pouvait être résolu... D'autres allèrent voir comment se portaient les plantes aquatiques.
Gabriëlla, même avec de l'aide, mit plus d'une heure à trouver la cause de tout ceci : la qualité de l'eau. S'il y avait bien une chose qu'ils ne vérifiaient jamais ici, c'était ça, mais pas sans mauvaise raison. Ce n'était pas la contrée de la déesse de l'eau pour rien ! À Aquahana, l'eau était depuis des temps immémoriaux bénite par Atalia, elle était inaltérable et ne pouvait en aucun cas perdre en pureté !
Ce n'était vraiment pas normal.
La Lunaris et son collègue allèrent vérifier directement à la source d'où l'eau provenait. Les résultats étaient les mêmes, et ce peu importe où ils cherchaient. Quelques assistants revinrent pour annoncer que le même sort touchait tout ce qui était aquatique. Le Stoufix regarda Gabriëlla avec effroi. Si l'eau était partout comme ça, ils ne pourraient jamais faire repousser les plantes et les fleurs. Ce serait une pénurie mondiale à durée indéterminée, tant que le problème ne serait pas réglé. Ça n'allait pas du tout !
Gabriëlla décolla, laissant un Rameron ébahi derrière elle. Elle vola à s'en arracher les ailes jusqu'au palais : il fallait prévenir la famille Royale, ou les prêtres, ou n'importe qui qui pourrait changer quelque chose !
Les gardes, habitués à la voir faire des aller-retours, la laissèrent passer à moitié en courant, ne voulant pas se faire faucher par les ailes puissantes de la Lunaris.
En tant que jardinière en chef de plantes précieuses, elle avait un accès privilégié pour rencontrer le Roi en cas de problème majeur. Jusqu'à présent, elle n'avait jamais utilisé ce privilège, mais il était temps d'en user ! On lui donna très rapidement l’audience qu'elle désirait, passant devant les quelques créatures qui attendaient. Gabriëlla ne se soucia pas des regards noirs qu'on lui jeta, il y avait plus important pour le moment, elle s'excuserait plus tard !
Même si elle avait cet accès, elle ne pouvait pas comme les autres voir à quoi ressemblait la famille Royale, toujours cachée en public par un voile à peine transparent. On savait juste que l'espèce de la famille régnante était celle des Tohylis. La Lunaris s'inclina bien bas, respectant tout de même le protocole, et relata les événements au Roi. Il comprit tout de suite l'urgence de la situation et fit venir le Grand Prêtre d'Atalia, le problème était d'ordre Divin.
Le Grand Prête d'Atalia était un vieil Ekoyus du nom de Cooper, dont les écailles avaient perdu leur couleur avec le temps. Grâce à la maîtrise de la magie et des technologies, les créatures aquatiques comme les Tohylis ou les Ekoyus pouvaient vivre sur Terre dans des bulles d'eau, qui les amenaient où ils le désiraient et prenaient la forme qu'ils voulaient.
Il s'inclina devant le Roi, avant d'écouter le récit de Gabriëlla dans les moindres détails. Il était peut-être vieux, mais son esprit était encore vif. Il dit au Roi que le problème serait réglé avant les douze coups de minuit, puis intima à la Lunaris de le suivre. Penaude, ne sachant que penser, Gabriëlla s'engagea derrière la boule liquide qui contenait le petit Ekoyus. La bulle se dirigea vers le temple, au rythme des nageoires de son occupant.
La Lunaris n'avait jamais eu l'occasion de voir l'intérieur, et pourtant elle manquait quelque chose !
L'eau était omniprésente, symbole de la vie et du changement. Le temple était éclairé par des pierres précieuses en forme de fleurs qui diffusaient d'agréables lueurs, rappelant à Gabriëlla les vitraux qu'elle n'avait vu pas plus tard que le matin même. De petites cascades tombaient du plafond pour plonger dans la marre qui se trouvait sous le sol de verre, laissant voir les poissons qui nageaient tranquillement, et les coraux colorés. Sur les côtés, des portes en verre semblaient donner chacune sur un lieu différent, avec toujours de l'eau quelque part : l'une donnait sur un lac immense, une autre semblait mener à l'intérieur même d'un fleuve, une plus originale encore se déplaçait en fonction du mouvement de la pluie dans une forêt tropicale. La Lunaris était émerveillée, c'était la première fois qu'elle voyait pareille magie. La signature de la déesse était présente partout, aussi Gabriëlla se recueillit quelques secondes en entrant.
Cooper se dirigea vers le fond du temple, où une énorme porte à double battant en bois massif trônait en haut d'un escalier de marbre. Le Grand Prête s'inclina devant la porte et prononça quelques mots que la Lunaris n'arriva pas à distinguer. Les lourdes portes s'ouvrèrent doucement en grinçant légèrement, laissant voir une pièce sans attrait particulier. Les murs étaient vides, même de fenêtres, le sol était en marbre blanc, froid comme la glace sous les coussinets de la Lunaris. Au centre, néanmoins, se trouvait une petite fontaine blanche, d'une matière que ne pouvait pas identifier Gabriëlla.
L'Ekoyus s'avança alors vers la fontaine et patienta quelques minutes. Une goutte finit par tomber de sa bulle jusqu'au bassin, et provoqua de multiples ondes à la surface, bien plus que pour une seule goutte...
La Lunaris se recula en même temps qu'une partie de l'eau de la fontaine s'éleva dans les airs. Elle n'avait aucune forme spécifique, mais Gabriëlla était sûre de voir deux fentes en forme d'yeux vers le haut de la chose. Celle-ci se pencha vers le Prêtre qui, tout en s'inclinant, prononça quelques mots destinés à l'eau devant lui. La forme étrange se tourna alors vers la Lunaris, qui eut un mouvement de recul.
Gabriëlla n'aurait pas su expliquer pourquoi, mais à ce moment-là, elle se sentit apaisée et la forme se rapprocha d'elle. Peut-être était-ce dû aux mouvements fluides de la chose qui l'hypnotisait, ou peut-être l'odeur et le bruit de l'eau environnant lui donnait cette sensation de confort ?
Dans tous les cas, la Lunaris se sentit partir loin, très loin... Elle eut l'impression de parcourir mille océans et rivières, d'être les gouttes d'eau d'un orage particulièrement violent et de pouvoir nager des lieux et des lieux sans remonter prendre de l'air. C'était une sensation d’immensité, de liberté. Elle se sentait passer de l'état solide à liquide, puis s'élever dans les airs sous forme de vapeur et envelopper la contrée entière.
Enfin, ce fut le noir.
Gabriëlla papillonna des yeux lorsqu'elle revint à elle.
Le soleil se couchait et elle crut pendant un instant que tout ceci n'avait été qu'un rêve. En se redressant, Rameron lui sauta dessus en criant de joie et pleurant à la fois. Déboussolée, elle remarqua alors qu'elle se trouvait à l'infirmerie du personnel du château, et que tout autour d'elle tous ses collègues ainsi que le Grand Prêtre la regardait s'éveiller. Elle se redressa tout en calmant son collègue qui sécha ses larmes de sa petite patte.
Il lui raconta alors que toutes les plantes et les fleurs étaient revenues à la vie, que l'eau était de nouveau comme avant et qu'il n'y avait plus lieu de s'inquiéter. Soulagée, la Lunaris serait tombée si elle n'avait pas déjà été allongée.
Cooper fit alors sortir tout le monde, voulant s'entretenir seul avec elle. Bon gré mal gré, ils sortirent en file indienne et le Grand Prête attendit que la porte se referme avant de parler de ce qui s'était passé.
L'incident qui s'était passé était un phénomène très rare qui n'arrivait environ que tous les cent ans. La très puissante magie de la déesse lui prenait énormément d'énergie pour la manipuler et la contrôler, Atalia rentrait alors dans un sommeil jusqu'à ce que son énergie soit restaurée et sa magie se retirait alors temporairement de ce monde. L'Ekoyus avait accéléré le processus en offrant l'énergie de Gabriëlla, d'où son évanouissement, et Atalia avait ainsi de nouveau pu s'éveiller.
Le Prêtre se sentit coupable d'avoir ainsi utilisé la Lunaris, surtout sans la prévenir et lui demander son avis, mais celle-ci ne lui en tint pas rigueur :elle, contrairement à la déesse, pouvait restaurer son énergie en se reposant quelques heures, ce n'était pas grand chose pour une cause beaucoup plus importante. Le Prêtre avait fait ce qui lui avait paru juste, et elle l'en remerciait.
Gabriëlla reprit finalement le travail le lendemain, retrouvant les plantes et les fleurs à leur état d'origine avant qu'Atalia sombre. Elle s'excusa d'avoir causé tant de tracas à ses collègues et le travail reparti bon train.
En rentrant chez elle le soir, elle s'arrêta un moment devant l'océan qui jouxtait le domaine royal. Le ciel du couchant combiné à la mer était un paysage particulièrement apaisant. La Lunaris repensa à ce qui s'était passé dans le temple la veille.
Pendant un instant, elle avait pu voir Atalia et ses prodiges.
Elle ne l'oublierait jamais.

Spoiler: show
Forester Alana

Forester ouvrit tout à coup les yeux et essaya de se lever. Une douleur soudaine à la tête l'empêcha d'achever son mouvement, et elle retomba par terre, prise de vertiges.
Elle devait... elle devait... oui ! Les arrêter, il fallait les arrêter...
Mais avant... avant...
La Minousha regarda doucement autour d'elle. Elle était au fond d'une fosse, dans laquelle elle était visiblement tombée.
Avant... elle devait se sortir de là.
Elle se releva, cette fois-ci plus lentement pour éviter les vertiges, et vérifia qu'elle n'avait rien de grave à la tête. Ses coussinets revinrent sans taches de sang, rien de bien grave. Elle ferait vérifier ça plus tard. La jeune Minousha regarda le sommet de la fosse, ça n'allait pas être bien compliqué de sortir, ça aurait pu être pire.
Comment avaient-ils osé faire ça ?
Elle, Forester Alana, avait déjà vu et vécu bien pire. Qui donc pouvait se targuer de l'avoir un jour arrêtée dans sa quête ?
Forester avait toujours été une Minousha débrouillarde, battant la campagne avec ses amis, découvrant des passages secrets et des raccourcis qu'elle seule connaissait. Excellente élève en histoire de l'art, en sport et en géographie, elle était également très médiocre pour tout ce qui touchait aux chiffres.
Mais qu'importe ! Plus tard, elle serait aventurière !
Tout le monde pensait que ce n'était qu'un rêve d'enfant, qui disparaîtrait une fois qu'elle serait plus âgée et plus mûre, mais c'était sans compter sur l'obstination et la motivation de Forester. En grandissant, elle projetait de devenir LA meilleure aventurière que le monde ait connu !
Une fois ses études d'histoire de l'art terminées, elle tint parole et s'en alla sans crainte sur les chemins, laissant sa famille derrière elle.
Forester parcourut alors les contrées, trouvant et revendant les trésors qu'elle accumulait au fil de ses aventures. Dure à la négociation, elle arrivait à vendre tout ce qu'elle voulait à des prix qu'elle estimait justes.
Quand elle ne vendait pas, la jeune Minousha rendait service aux créatures qui désiraient retrouver des objets perdus, moyennant finance.
Bien sûr, tout ne se passait pas toujours bien. Elle avait déjà été sujette à la colère d'autres explorateurs, fâchés d'avoir été dépassés par Forester dans une quête, ou encore de clients mécontents lorsque la Minousha leur annonçait que « leur objet » ne leur avait jamais appartenu, ou encore qu'il appartenait aujourd'hui en toute légalité à quelqu'un d'autre.
Mais toujours, la logique et la ruse lui permettaient de sortir d'à peu près toutes les situations : pièges de temple comme créatures en colère.
Un jour où elle se trouvait dans une auberge à Renarhim, elle fut contactée par un vieux Minousha à qui il manquait quelques touffes de poils au sommet du crâne. Celui-ci voulait retrouver un vieux coffret ayant appartenu à sa femme décédée, laissé dans son ancienne maison lorsqu'il avait dû fuir une invasion d'Ombres. Le Minousha ne lui révéla pas le contenu de la boîte, mais la coquette somme qu'il proposa à Forester la poussa à accepter.
C'est ainsi qu'elle se retrouva à parcourir les plaines stériles de Renarhim, pataugeant de temps en temps dans des marais et traversant quelques forêts inhospitalières. Les vallons étaient ce qu'elle aimait le moins, l'obligeant la plupart du temps à faire de grands détours. Ce qu'elle aimait par-dessus tout, c'était quand elle retrouvait la civilisation après de longues aventures, et, surtout, de prendre un bain. Elle en rêvait toutes les nuits, elle en était sûre.
Finalement, Forester était arrivée sans trop de problèmes à l'ancienne résidence du vieux Minousha et de sa femme, à l’écart d'une grande ville, dans une forêt. La bâtisse, depuis longtemps abandonnée, avait perdu la plus grande partie de sa toiture et ses fenêtres étaient toutes brisées. Le crépi, qui devait autrefois la sublimer, était en grande partie caché par les plantes grimpantes qui s'étaient infiltrées partout.
La Minousha eut la soudaine impression qu'elle était observée et frissonna. Ce ne devait être que son imagination...
Elle pénétra tant bien que mal dans la maison, essayant de ne pas trop bouger la porte pour éviter que la demeure ait la merveilleuse idée de s'écrouler sur elle. C'était un bazar monstrueux, comme si une tempête avait fait rage à l'intérieur même de la maison. Forester regarda avec tristesse les meubles autrefois délicats et élégants aujourd'hui moisis et en partie détruits. Il y avait ici beaucoup d'objets de valeur qui avaient tous péris avec la pluie et le vent, qui s'infiltraient sans honte dans la maison. La jeune Minousha essaya de ne plus y penser et continua sa progression.
Elle trouva finalement la cache dont lui avait parlé le vieux Minousha et en sortit le petit coffret qu'il contenait. Forester le mit dans son sac et ne put s'empêcher de regarder ce qu'il y avait d'autre dans cette cache. À part des objets de très grande valeur, qu'elle ne voulu pas toucher de peur de ne plus les lâcher, elle contenait également une photo jaunie. La jeune Minousha la prit délicatement, découvrant le vieux Minousha plus jeune, aux côtés d'une créature qui devait être sa femme. Tous les deux semblaient infiniment heureux.
Soudain, Forester entendit un bruit de casse. Elle enfourna la photo dans son sac et remit tout à sa place, au cas où. Elle rebroussa chemin en silence, ne sachant pas ce qui l'attendait au tournant du couloir.
C'était trois Lunaris, sales et à l'air vicieux, qui se faisaient violence à réduire les meubles en poussière. Forester n'osa pas se montrer, ils bloquaient l'entrée et elle ne faisait pas le poids face aux trois mâles. Si elle avait eu des ailes, elle aurait facilement pu s'enfuir par le toit...
Comment allait-elle faire pour s'en sortir ? Ils ne tarderaient pas à sentir son odeur, et elle n'avait vu aucune autre sortie dans les pièces qu'elle avait visitées. Les cheminées étaient depuis longtemps obstruées et les fenêtres étaient bloquées par de résistantes plantes grimpantes, sans doute là depuis quelques années vu l'épaisseur.
Forester les avait alors entendu parler du coffret qu'elle était venue chercher, et de l'argent qu'ils gagneraient en le trouvant avant elle. La Minousha s'était toujours demandé comment une information avait autant tendance à fuir et à se répandre partout, incroyable !
Elle avait alors déboulé à toute vitesse et avait entraîné les Lunaris à sa suite à travers toute la maison, dérapant sur le parquet encore ciré à certains endroits. Grâce à ça, l'un de ses poursuivants négocia mal son virage et se prit un mur en pleine face, faisant s'arrêter les deux autres. Forester se dépêcha alors de sortir et de s'éloigner le plus possible de la maison.
Malheureusement pour elle, les Lunaris étaient des chasseurs tenaces à l'excellent flair. Ils la rattrapèrent avant qu'elle n'ait pu atteindre la ville, lui volèrent son sac et, pour faire bonne mesure, la balancèrent dans un ravin.
Forester arriva enfin en haut. La boue avait rendu plus difficile que prévu la montée, et elle ne voyait désormais aucune trace du blanc qui constituait normalement son pelage à cause de la terre. Mais il y avait plus important pour l'heure !
Ils l'avaient volée.
Elle ! Ils allaient payer !
Elle ne savait pas qui ils étaient, mais elle savait très bien ce qu'ils voulaient. Elle les chercherait, les trouverait et... ne les tuerait pas, mais leur donnerait une bonne leçon qu'ils n'étaient pas près d'oublier !
Après être rentrée en ville (et avoir pris un bain), Forester se mit tout de suite à la recherche des trois voleurs. Elle ne mit finalement pas très longtemps à savoir où ils se trouvaient, ceux-ci ayant raconté à tout le monde qu'ils allaient vendre un trésor exceptionnel le soir même en vente aux enchères.
Elle se rendit au lieu du rendez-vous et se fondit dans la foule, attendant avec les autres que les trois idiots apparaissent. Lorsqu'ils arrivèrent avec le sac, la Minousha se mit un foulard sur le museau et une paire de lunettes, puis attendit qu'ils s'approchent pour lancer une petite bombe de sa création, qu'elle avait réussie à garder.
Avec tous ses voyages, Forester avait tôt fait d'apprendre quelles plantes était comestibles, lesquelles pourraient lui servir un jour et celles qu'il ne fallait absolument pas toucher. Sa petite création était composée d'une plante particulièrement urticante, réduite en fine poudre, qu'elle avait découverte à Gaïara lorsqu'elle avait poussé malencontreusement un explorateur en colère dedans. Elle avait rajouté à sa poudre une petite tornade qu'elle avait mise en bouteilles à Elonia, grâce à un peu d'aide magique d'une de ses amies. Le tout était dévastateur, surtout pour les Lunaris et leur odorat.
Tout le monde éternuait et toussait, tout en se grattant les yeux avec frénésie, irrités par la bombe artisanale.
Forester reprit facilement son butin et s'en alla sans demander son reste. Les Lunaris durent comprendre le message, car il n'arriva rien de plus à la jeune Minousha durant le chemin du retour, à part bien sûr les éternels vallons peu pratiques et les marécages salissants.
Le vieux Minousha put récupérer son coffret, et rajouta même une prime à Forester pour la photo qu'elle lui avait ramenée. Rien que pour le sourire éblouissant du Minousha, tout cela avait valu que Forester se donne autant de mal.
Elle empocha quand même la généreuse somme, qui allait lui permettre de continuer ses voyages, et avec, ses aventures. Elle pourrait même rendre visite à sa famille, qu'elle n'avait pas vu depuis une éternité !
Forester s'engagea sur le bateau qui allait l'emmener vers de nouveaux horizons. Elle sentit avec délice l'odeur de l'écume venir jusqu'à elle et regarda les vagues s'échouer sur la coque du bateau tandis qu'il commençait à manœuvrer pour sortir du port.
Encore une fois, elle avait réussi à se débrouiller comme un chef !
Elle !
Forester Alana, la meilleure aventurière de Gothicat !
Elle avait déjà vu de nombreuses merveilles, découvert des lieux insolites, parfois vierges de civilisation, et vécu le pire comme le meilleur.
Qui donc pouvait se targuer d'avoir réussi à l'arrêter dans sa quête ?
Concours thème LIBRE
Svp, Cliquez mes champions sous spoiler ! ♥
Spoiler: show
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